Olivier de Kersauson 2006
   
Record San Francisco - Yokohama
   


Olivier

10/04/06
 
Geronimo
 
Les portes du pénitencier : Geronimo est arrivé à San Francisco. Il est amarré aux pontons de la Hyde Fishing Marina, à proximité de la célèbre Lombard Street ... (:-), en face du pénitencier d'Alcatraz.
Au menu des prochains jours : repos, préparatifs, avitaillement et stand by météo.
 
Geronimo
Olivier de Kersauson


11/04/06
 
Olivier de Kersauson
 
Ready to go : le départ de la tentative sur le parcours San Francisco - Yokohama sera donné mercredi 12 avril entre 6 h et 7 h du matin heure locale, à partir du Golden Gate Bridge (le record actuel est détenu par Steve Fossett en 19 jours 15 heures 18 minutes 09 secondes). L'Américain Matt Bryant, consultant chez North Sails à San Diego, sera le douzième homme d'équipage.
OdK : " C'est du sang neuf pour nous ... c'est bien d'avoir quelqu'un de local pour pouvoir assurer. En plus c'est sympa, ils ont souvent des connaissances météorologiques de leur pays. Dans la marine, dans le temps, quand les marins du roi montaient à Brest, ils avaient des pratiques locaux pour les passes, on appelait ça des pilotes. (...) Notre ami Japonais est d'une concentration et application extraordinaire, avec le petit carnet où il note tous les termes en Français. "
Kazuhiro Nishimura s'est présenté au garde à vous devant un Olivier de Kersauson surpris et amusé ...

12/04/06
 
 
Go ! : Geronimo a franchi la ligne de départ à 7h 40m 42s heure locale (14h 40m 42s GMT, 16h 40m 42s heure française) avec un vent de Sud Ouest de 5 à 10 nœuds.
L'Américain Matt Bryant n'a finalement pas embarqué en raison de problèmes familiaux. L'équipage est donc composé de 11 hommes : Olivier de Kersauson- Didier Ragot - Larry Rosenfeld (USA) - Jean Charles Corre - Lucas Zamecnik - Xavier Douin - Antoine Deru - Philippe Laot- Rodolphe Jacq - Pascal Jagut - Kazuhiro Nishimura (Japon).
 
Geronimo

13/04/06
Jour 1
 
 
Sortir du trou : « Le départ a été assez fatigant, c'était ingérable, à la limite heureusement qu'il n'y avait pas trop de vent parce que dans la mer qu'il y avait... On avait de la houle 4.5-5 mètres de face, à une période très courte, c'était impraticable. Déjà à 7 noeuds on tombait dans la lame, si on avait franchit ça avec de la vitesse, on aurait éclaté le bateau. On fait attention, on sait très bien que c'est un métier où il faut de la patience, il faut savoir faire le gros dos lorsque les situations sont hostiles et cravacher lorsque ça glisse. Mais c'était pas de la glisse. Là on est à 15-16 noeuds, on est au portant à 13 noeuds de vent dans un système mou et on devrait toucher du vent dans les 6 heures qui suivent. Faut descendre pour rejoindre des vents genre Alizés dans des latitudes basses, la route directe est impossible, on est à 25-30 degrés de la route. On est sorti du trou. On a fait la partie gluante du parcours. Là on commence à toucher des vents corrects. »
Distance parcourue : 294 miles nautiques à la moyenne de 14.62 noeuds.

15/04/06
Jour 3
 
Distance parcourue dans la 3ème journée : 475 miles nautiques à la moyenne de 19.80 noeuds.
Distance parcourue depuis le départ : 1282 mn à la moyenne de 17.80 noeuds.
Distance restant à parcourir par rapport à l'orthodromie (route directe) : 3909 mn.
Conditions de mer favorables, vitesse 22 à 25 noeuds sous gennaker, trinquette et grand voile haute.

17/04/06
Jour 5
 
 
Y'a de la glisse : "On a coupé la ligne à Hawaii parce qu'il y a un record aussi Hawaii-Yokohama (ndlr : record détenu par Fosset en 13j 20h 9m 22s) donc on en a profité pour couper la ligne vu que dans notre parcours San Francisco-Yokohama les systèmes météos nous envoyaient vers le sud, sinon y'avait pas de moyen de passer raisonnablement au nord.

Là ça chauffe un peu, ça fatigue, on s'est tiré dessus depuis deux ou trois jours, vu les mauvaises conditions qu'on avait au départ fallait faire chauffer la machine dans le reste du temps. Y'a un peu de fatigue, je sens que la journée de demain on va lever le pied pour que les gars récupèrent un peu. Tout ce qui est pris est pris.

La deuxième partie du parcours qu'est compliquée quand même parce que on est obligé de faire une route relativement sud, y'a pas de vent dans notre nord, y'a des anticyclones qui se mettent à pousser partout.
(...)

Pour ce qui est de la suite on est assez optimistes, là on a de l'air, on a un alizé qui est bien fourni, ça oscille entre 26 et 35 noeuds, y'a de la mer formée, y'a de la glisse, on devrait réussir aujourd'hui à faire un beau parcours, à prendre du mile sur le parcours.
"

Distance parcourue : 468 miles nautiques à la moyenne de 19.50 noueds.
Distance parcourue depuis San-Francisco : 2 217 miles à la moyenne de 18,48 noeuds


Parcours San Francisco - Honolulu : distance : 2078 miles nautiques.
Temps établi le 17 avril 2006 par Geronimo de 4 j 19h  6 m et 58 s, moyenne : 18,05 noeuds.

18/04/06
Jour 6
 
 
 
Indécent : " C'est l'été chaud lumineux foudroyant, mer bleu tendre, vagues bien rangées, petits nuages d'alizé dans le ciel. Temperature air 24°C - mer 25°C - vent 20 à 25 noeuds - un peu trop Est. La route n'est pas trop directe. Monotonie douce des quarts troublée par quelques surfs. Changement rapide d'une latte cassée. Un peu de travail sur le secteur de barre et le temps qui passe delicieux à glisser aérien dans ce monde parfait. INDECENT !!!! Oui ! et alors ?."

Distance parcourue : 497,78 miles nautiques à la moyenne de 20,74 noeuds.
Distance parcourue depuis le départ par rapport à l'orthodromie (route directe) : 2715 mn à la moyenne de 18.86 noeuds sur un total de 4700 mn.


19/04/06
Jour 7
 
 
Fragile mais intéressant : " Ben ça marche pas mal mais c'est une route très longue quoi parce que en cette saison on peut pas faire de route directe sur Yokohama. Le système d'ouest établi est dur, on est obligé de descendre assez sud pour chercher du portant et on trouve du portant dans l'axe donc on est obligé de tirer des bords.

On fait des journée de plus de 500 miles mais en fin de journée il en reste 380 sur la bonne route quoi mais enfin tout cela n'est pas grave, ça marche bien oui, il y a une bonne glisse. Le bateau et l'équipage sont en bonne forme.
(...)

On a quand même l'angoisse de voir autour de nous dans le nord et dans l'ouest des signes de calme apparaître. J'ai très peur que sur les derniers 1200 à 1300 miles pour rejoindre Yokohama on ait vraiment des conditions hasardeuses au sens le plus profond du terme. (...)

Tout ça est un peu fragile mais intéressant et très actif. (...) On sent que ça bouge, on devrait réussir à se placer pas trop mal. "

20/04/06
Jour 8
 
 
 
Etats d'âme : " Tirer des bords inlassablement  dans un alizé pas très nerveux  alors que se précisent dans le nord et l’ouest de Geronimo, les zones  immenses de calmes. Mais ici tout est immense, cet océan qui n'en finit pas. A force de naviguer  de Sydney à Tahiti, de Tahiti à San Diego de Los Angeles à Honolulu puis de San Francisco à Tokyo en passant par Hawaii, il est difficile de ne pas se rendre vraiment compte que  la terre c’est 2/3 d’océan. J’ai pris pour habitude en naviguant de repérer vers où il serait possible de faire route en cas d’avarie grave ou de blessé grave. Ici la plupart du temps, compte tenu des vents, il y a rarement un point d’escale décent à moins de 5 000 KILOMETRES. Imaginez vous  en avarie à la sortie de Brest avec votre première escale possible à ... New York. "

Distance parcourue : 462 miles nautiques à la moyenne de 19,25 noeuds.

21/04/06
Jour 9
 
 
Hippon Nikuzo !!! (nous allons au Japon) : " Mais la route est longue, très longue : le vent faiblit, l’alizé s'affaisse. Longue panne vers le sud pour retrouver de l’air : inutile ! 15/17 noeuds, rafales à 18, pas très excitant sous le soleil : l’air est léger, trop ! Geronimo étincelant tire son épingle du jeu mais limite - limite. J’ai peur que cette nuit ça kalmasse car l’air s’essouffle - arrive par bouffées. Les prévisions météo pour la zone que nous devons traverser sont très démoralisantes : pétole partout, aucun passage possible, mais comme cela change toutes les douze heures, nous décidons que le pire n’est jamais sûr. Enfin presque !!! "
 
Geronimo

21/04/06
Jour 9
 
 
La mouche et le pot de confiture : " Il ne faut absolument pas regarder les prévisions météo sur le parcours qui nous reste à faire pour Yokohama Les Dunes. Sinon tu t’installes, te maries sur place et apprend toi même le japonais à tes enfants. Tu as tout ton temps, c’est le dernier rendez-vous de tout ce qu’il ne faut pas avoir sur un parcours de record. Larry et moi sommes perplexes ! J’ai pourtant vu pas mal de saloperies, mais là, les derniers 1 700 milles, c’est un cauchemar intégral : vents de moins de 8 noeuds dans l’axe de la route au portant, suivis de 700 miles de calmes blancs, suivis de 500 milles de près serré vent dans l’axe de la route à 9/12 noeuds. Et si la simulation est bonne : 45 noeuds pour les dernières heures de navigation côtière avec risque de brouillard dense : nous n’osons pas y croire !
Pour l’instant nous tirons des pannes dans la pétole avec aucun bord favorable, ce qui doit nous faire 8 noeuds sur la route directe !!!

Le seul avantage de cette situation c’est que le risque d’erreur des sources n'est pas à priori négligeable et c’est là-dessus que se fonde le peu d’espoir qui nous reste. C’est bien maigrichon. Je ne cache pas que l’on fait un peu la gueule d’autant plus que approchant de Yokohama, tout cela n’est plus contournable.

Enfin si tu vois une mouche se débattre engluée dans un pot de confiture regarde la avec tendresse, libère la délicatement avec une cuillère pense à nous, c’est à cela que l'on va ressembler vu du ciel.
"

22/04/06
Jour 10
 
 
Gueule de bois : " C’est facile de parler des tempêtes, des montagnes d’eau blanches d’écume, de la violence incroyable des chocs de la mer sur la structure du navire qui a l’air d’un lutteur accablé par les coups du vent qui hurle dans le gréement de ces vagues sorties de nulle part qui grondent, éclatent, submergent et parfois blessent navires et équipages, de ces heures passées la peur au ventre cramponné à la barre stupéfait par la violence déchaînée.

Cette sensation d’être un boxeur les mains attachées qui prend des coups et n’en peut donner et dont la survie ne dépend que de sa qualité d’esquive et de la lassitude de l’adversaire. Je connais ces combats qui épuisent l’âme et le corps et dont on ne sort jamais vainqueur mais seulement vivant, si dieu veut.

 
Mais parler des calmes ! Comment expliquer la cruauté de ces instants limpides où la mer n’est que douceur ; surface lisse et bleutée sur laquelle se reflète a peine déformée la silhouette superbe de Geronimo. Le silence absolu qui nous entoure les nuages immobiles dans ce tableau d’été parfait ; et la nuit quand les étoiles allument le miroir de la mer comme autant de bougies avant que le lever de lune ne projette les ombres légères du gréement sur l’océan : rien ne bouge tout luit et ce silence encore pas le moindre frémissement de l’eau à l’étrave.

Ce silence, c’est le coeur de Geronimo qui s’arrête de battre, des secondes, des minutes, des heures, des journées parfois.

Je connais bien cet horrible silence : le bateau est dans le coma, les secondes sont longues et les heures courent à toute allure perdue.

C’est le silence des bateaux que le vent abandonne ; des quarts entiers passés à guetter un souffle qui ne vient pas. Plus rien n'a de sens : impuissance totale. Stoïques nous regardons la moyenne qui s’écroule, le temps qui se précipite et le vent qui ne reviens toujours pas.

Sensation collective de migraine et de gueule de bois dans la nuit immobile.
"
 
Geronimo

23/04/06
Jour 11
 
 
Char à boeufs : " Nuit molle et fraîche dans la pétole glauque, version promenade en char à boeuf.
Pas une étoile, les feux de navigations étouffent sous la boucaille. Rafales à 10 noeuds cap a l’Ouest et déjà près d’un noeud de courant dans le nez.
Progression besogneuse dans l’air gorgé de flotte.
Geronimo se traîne, le quart s’emmerde.

Bref, l’impression de marcher dans la boue.
"

24/04/06
Jour 12
 
 
On est bloqués : " Là on est à 4-5 noeuds avec 4 ou 5 noeuds de vent dans une mer un peu encore agitée, par quoi, on se demande. Oui c'est assez lourd quoi. Les systèmes étaient incontournables. Il n'y avait aucun moyen réel de passer par le nord parce que dans le nord y'a un courant très fort plus des vents vraiment contraires forts et par le sud c'est la pétole sur 700 miles.
Il n'y avait pas de tactique possible. On est à 1000 miles de la marque. Là on subit. On a eu longtemps des prospects en faisant défiler les systèmes météo, qui nous donnaient l'espérance de passer pas vite mais honorablement. Là on est très en dessous de l'honorabilité.

On est bloqués depuis un paquet d'heures et j'ai l'impression que ça va durer.
"

25/04/06
Jour 13
 
 
Pigeon noir aux pieds palmés ... : " Presque beau : plus de gris bleu que de gris anthracite. Vent presque exactement dans l’axe de la route et près de 1.5 noeuds de courant sur le nez.
Geronimo tire ses bords au gré des sautes de vent faibles.
Hélas un oiseau gros comme un pigeon, noir comme un corbeau avec des pattes blanches palmées, s’est installé dans le cockpit de manoeuvre bien a l‘abri du vent : de son long bec gris et légèrement courbe il picore la drisse de grand voile. Pas blessé a priori. J’aime bien ces visiteurs qui arrivent; s’installent et repartent la plupart du temps au bout de quelques heures, parfois après plusieurs jours. D’après Kazu, c’est un jeune katsuo dori. Je ne vous ferais pas l’injure de traduire !
"

Le journal l'Equipe annonce l'arrivée de Geronimo à Yokohama pour jeudi en fin de journée.

26/04/06
Jour 14
 
 
 
Zen : " Petit miracle local : recette rare avec aujourd’hui vent debout et mer quand même dans l’axe de la route. Obligé de lever les pieds pour ne pas tout casser. Magnifique ! Fort courant pas favorable ; par contre ciel bleu, peu de brumes et beaucoup d’oiseaux. Ca compense pas, mais ça fait plaisir.
Il n'y a pas de vents favorables pour ceux qui ne savent pas où ils vont.
(ndlr : citation de Sénèque)
Confucius : Le chemin est souvent long pour celui qui le prend Li Fong.
Pour l’imprudent qui se rend à Yokohama il n y a pas de vents favorables et le chemin est si long si long que lorsque l’imprudent arrivé, il a oublié pourquoi il était parti.
Mitsuhirato.
"

L'arrivée de Geronimo est toujours prévue pour jeudi après-midi, heure Française.
Allez une petite dernière pour la route : " La conscience d’avoir bien agi est une récompense en soi. " - Sénèque

26/04/06
Jour 14
 
 
Plus du tout zen : " La mer saute dans tous les sens, abrupte parfois ; vent impuissant à ranger tout cela ; faisons du sur place dans une marmite. Journée de mer stupide, harassante pour les nerfs. Les lattes de grand voile claquent dans la pétole avec des à-coups à déchirer le gennaker qui a bien du mal à porter et le temps passe… "

Geronimo se trouve à moins de 300 miles de l'arrivée.
 
Geronimo

27/04/06
Arrivée
 
 
On a envie de bacher : " On a envi de finir, de bâcher cette épreuve qui a été très intéressante, amusante, maritimement parlant sur ses trois quarts et dont la fin est intéressante maritimement parlant parce que ce sont des conditions de météo que moi je n'avais jamais vu de ma vie mais qui sont dures à vivre parce que ce sont des conditions versatiles et très exigeantes. (...)
L'arrivée des côtes va être encombrée, on va se retrouver un peu place de la Concorde. On a pas de frein, souhaitez nous que ça se passe bien dans le trafic...
"

27/04/06
Arrivée
 
 
Mission accomplie pour Geronimo qui s'approprie le nouveau temps de référence sur le parcours San Francisco - Yokohama en 14 jours 22 heures 40 minutes et 41 secondes. Les 4482 miles (route directe) ont été parcourus à la moyenne de 12.50 noeuds. En réalité les 11 hommes ont enregistré 6300 miles au compteur, soit une moyenne de 17.56 noeuds. Le record de Steve Fossett est amélioré de 4 jours et 16 heures 27 minutes et 28 secondes.

Ils ont également battu le record de la traversée Honolulu (Hawaï) - Yokohama, (3750 milles) qui appartenait éaussi à Steve Fossett avec Lakota en 13 jours, 20 heures, 9 minutes et 22 secondes depuis août 1995.

Olivier de Kersauson sur France Info : " Là c'est du bonheur, on est bien content. Après, ça a été facile. Avant, il faut le faire. "

27/04/06
Arrivée
 
Geronimo

27/04/06
Arrivée
 
Bruno Peyron : " Le record d'Olivier, c'est une bonne chose. Le Pacifique, ce n'est pas toujours facile, il y des calmes pas évidents. Il bat celui de Fossett, ensuite il va repartir dans l'autre sens et il battra le nôtre. C'est excellent pour le Championnat du monde des records qui vient d'être mis en place. "

27/04/06
Arrivée
 
Steve Fossett :" Cher Olivier, Alors que vous venez de franchir la ligne d'arrivée à Yokohama, j'éprouve des sentiments partagés alors que nous venons de perdre notre record sur le Pacifique Nord d'Est en Ouest établi il y a 10 ans. Je dois avouer aussi un peu de jalousie, mais d'un autre côté vous nous avez honoré en reconnaissant notre record et en cherchant à le battre.
Je vous prie d'accepter mes chaleureuses félicitations ainsi que celle de mon équipe d'alors. Votre équipage et vous avez bien navigué et établi un beau record.
"

28/04/06
 
Message du Président de la République : " Cher Olivier, A bord de votre trimaran Geronimo, vous venez de battre le record de la traversée du pacifique à la voile d’est en ouest, en équipage, en 14 jours, 22 heures, 40 minutes et je suis heureux de vous adresser, au nom de tous les français, mes plus vives et plus chaleureuses félicitations pour ce magnifique exploit.
L’expérience que vous avez acquise tout au long de vos nombreuses courses, votre capacité à affronter des conditions météorologiques extrêmement difficiles, votre talent de skipper unanimement reconnu, vous ont permis de conduire votre équipage à la victoire. Vous avez ainsi pulvérisé de plus de 4 jours le temps établi par Steve Fossett.
Avec panache, vous ajoutez à votre palmarès exceptionnel ce formidable succès et contribuez pour notre plus grande joie à mettre, une nouvelle fois, la voile française à l’honneur. Nous partageons avec bonheur votre réussite collective.
En vous renouvelant mes plus admiratifs compliments, je vous prie de bien vouloir accepter, Cher Olivier de Kersauson, l’expression de mes cordiales amitiés et de ma grande estime.
" - Jacques CHIRAC

29/04/06
 
Message du Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la vie Associative : " Cher Olivier, Je tenais à vous adresser, à vous et à votre équipage, mes sincères et chaleureuses félicitations pour ce nouveau record de la traversée du Pacifique nord d’Est en Ouest, en 14 jours, 22 heures, 40 minutes et 41 secondes. Un exploit de plus puisque avec Geronimo vous venez de battre de plus de 4 jours la précédente marque de référence. Bravo pour cette belle performance ! " - Jean-François LAMOUR

10/04/08
 
Record du Pacifique Nord d'est en ouest : Lionel Lemonchois a battu à bord du catamaran Gitana 13, le record en équipage sur la distance San-Francisco - Yokohama en 11 jours, 12 minutes et 55 secondes, soit une moyenne de 16.96 noeuds sur la distance théorique de 4482 milles nautiques. Le catamaran a en réalité parcouru 5616 milles nautiques sur le fond, à la moyenne de 21.26 noeuds. Ce record était détenu par Olivier de Kersauson depuis le 27 avril 2006 en 14 jours 22 heures 40 minutes et 41 secondes, à bord de Geronimo .