Olivier de Kersauson 2003
   
Route de la Découverte : Cadix - San Salvador
   

Premier détenteur du record : Christophe Colomb en 72 jours ...
 
Le départ eut lieu le 3 août 1492. 87 membres d'équipage étaient répartis sur 3 navires : deux caravelles : La Pinta (la Peinte), la Niña (la Gamine) originaires du port de Palos et d'un bâtiment de commerce renommé la Santa María. Son vrai nom était "Galega" ou "Maria-Galante", les témoignages divergent. Ce navire était une caraque fabriquée en Galice dont le propriétaire s'appelait Juan de la Cosa. Les dimensions estimées des bâtiments sont les suivantes : Pinta : 25 m de long sur 7m de large : 110 tonneaux, Capitaine Martin-Alonzo Pinzon,
Niña : 24 m de long sur 7 m de large : 105 tonneaux, Capitaine Vincent-Yañès Pinzon,
Santa María : 3 mats, 39 m de long sur 8 m de large : 233 tonneaux, Vaisseau Amiral, Capitaine en second Juan de la Cosa.
 

la Santa-Maria
 
Le départ eut lieu le 3 août 1492. 87 membres d'équipage étaient répartis sur 3 navires : deux caravelles : La Pinta (la Peinte), la Niña (la Gamine) originaires du port de Palos et d'un bâtiment de commerce renommé la Santa María. Son vrai nom était "Galega" ou "Maria-Galante", les témoignages divergent. Ce navire était une caraque fabriquée en Galice dont le propriétaire s'appelait Juan de la Cosa. Les dimensions estimées des bâtiments sont les suivantes : Pinta : 25 m de long sur 7m de large : 110 tonneaux, Capitaine Martin-Alonzo Pinzon,
Niña : 24 m de long sur 7 m de large : 105 tonneaux, Capitaine Vincent-Yañès Pinzon,
Santa María : 3 mats, 39 m de long sur 8 m de large : 233 tonneaux, Vaisseau Amiral, Capitaine en second Juan de la Cosa.

Contrairement à ce qu'indiquent certains auteurs, dont le commandant Charcot, le départ n'eut pas lieu de Palos qui est situé en amont du Rio Tinto, à environ 4 kilomètres du lieu de départ réel, mais depuis la barre de Saltes. Les bateaux étaient amarrés dès la veille, sous les fenêtres du monastère de la Rabida.
Le 2 août, Colomb et son équipage ont communié à une messe célébrée pour eux, au couvent de la Rabida. "Nous partîmes le vendredi 3 août 1492, à huit heures, de la barre de Saltes. Nous aillâmes le sud, jusqu'au coucher du soleil, sous un vent vif, pendant soixante milles qui font quinze lieues; ce qui était le chemin des Canaries"
 

Christophe Colomb

l'embarquement
 
Arrêt technique du 9 août au 6 septembre.... aux Canaries, où Colomb réside (Las Palmas).

Départ le 6 septembre pour la traversée de l'atlantique. Instructions données aux 2 autres bâtiments : naviguer vers l'ouest et chercher la terre après avoir parcouru 750 lieues (environ 2400 milles marins actuels). Destination : Cipangu, le Japon; c'est ce que souhaite également Martin-Alonzo Pinzon.
 

Cette traversée de l'Atlantique suit exactement le parcours
effectué par Christophe Colomb sur la Santa-Maria lors de la découverte
des Amériques établissant ainsi le premier record à 72 jours ...
 
Le 11 Octobre, les premiers signes indirects de terre se montrent, débris flottants parmi lesquels des végétaux frais, des oiseaux terrestres. Deux heures après minuit, donc le 12 octobre, un marin de l'équipage de la Pinta, Rodrigo de Triana, voit la terre : il fait les signaux prévus afin d'avertir les 2 autres bâtiments et informer Colomb.

Le 12 octobre 1492, à l'aube, l'escadre arrive devant sur une île dans les Bahamas, il s'agit de Guanahani. Cette terre sera appelée San Salvador, par Colomb, c'est à dire Saint Sauveur. Dans son journal de bord, il décrit "la beauté de ces îles (est) incomparable à nulle autre".
 
... le record actuel est détenu par Steve Fossett
sur Playstation en 9 jours 13 h 31 m et 18 s
avec une moyenne de 20,5 noeuds
sur les 4704 milles nautiques parcourus sur le fond.
(16,93 noeuds sur les 3884,83 milles du parcours officiel)
Jour
Latitude
Longitude
1
2
3
4
5
6
7
8
9
30°37' N
25°08' N
21°45' N
19°34' N
18°29' N
18°05' N
19°28' N
21°03' N
23°57' N
12°21' W
18°47' W
26°11' W
33°10' W
42°38' W
48°26' W
56°41' W
64°04' W
74°34' W
 
- 18 novembre 2003 - jour 0 : Geronimo a franchi la ligne de départ de la Route de la Découverte à 8 h 29 m et 57 s TU (9 h 29 m 57 s heure Française), il devra avoir rejoint San Salvador avant le 27 novembre à 22 h 1 m et 15 s (TU). Les conditions météorologiques de cette tentative sont considérées comme moyennes : 20 noeuds de vent au départ, une dépression sur le nord du Maroc puis deux options possibles aux Canaries avec le choix entre une route sud sans beaucoup d’alizés, ou une route directe très perturbée avec trois systèmes successifs.
Les prévisions à huit jours n'étant pas meilleures, Olivier de Kersauson n'avait plus d'autre alternative que de partir, faute de quoi il aurait hypothéqué ses chances dans la tentative du Trophée Jules Verne prévue pour début 2004.
Le trimaran compte 11 hommes d'équipage avec trois nouveaux par rapport au Jules Verne 2003 : Armand Coursaudon en remplacement de Didier Ragot (hospitalisé), Xavier Briaud et Philippe Laot - dit Philoun, ex préparateur de Jean Le Cam - en remplacement de Jean-François Fouché et Marc Le Fur.
 
EQUIPAGE
- Olivier de Kersauson
- Yves Pouillaude
- Didier Ragot
- Antoine Deru
- Pascal Blouin
- Rodolphe Jacq
- Franck Ferey
- Pierre Corriveaud
- Philippe Laot
- Xavier Briault
- Armand Coursaudon
 
- 19 novembre 2003 - jour 1 : à 9 h 00 Geronimo se situait à 30°52N de latitude et 11°34W de longitude ayant ainsi parcouru 432 milles pour leur première journée de course à 18,03 noeuds de moyenne. Le trimaran est donc en léger retard sur le tableau de marche de Playstation.

- 20 novembre 2003 - jour 2 : Geronimo se situait ce matin à 9h00 GMT (10 h, heure française) par 27°27 N de latitude et 17°24 W de longitude soit une distance parcourue de 408,92 milles durant les dernières 24 heures à une moyenne de 17,03 noeuds.
Distance à l'arrivée : Geronimo 3 068 milles Playstation 3019 milles Ecart - 49 milles
Geronimo a pris l'option de la route directe pour rejoindre les Bahamas alors que Steve Fossett avait cherché les Alizés très au sud ce qui lui avait "couté" près de 819 milles supplémentaires. Les prévisions météo donnent un vent de 10 noeuds pendant les prochaines 24 heures puis un vent Nord se déplaçant vers l'Est de 15 noeuds.
Olivier de Kersauson est devenu le spécialiste de la route directe, heureuse initiative dans la descente de l'Atlantique du Jules Verne 2003. Par contre à la remontée, le choix s'est révélé désastreux, mais y avait-il une autre solution ?

- 21 novembre 2003 - jour 3
: ce matin à 9h00 GMT Geronimo était positionné par 27°42 N de latitude et 21°44 W de longitude, distance parcourue de 231 milles en 24 heures et moyenne de 97,63 noeuds.
Distance à l'arrivée : Geronimo 2837 milles Playstation 2662 milles Ecart - 175 milles
Ces chiffres confirment le petit temps annoncé hier, pourvu que cela ne dure pas ... Si le flux de nord annoncé par la météo n'était pas au rendez-vous, il serait particulièrement difficile à Geronimo de combler son retard sur Playstation.

- 22 novembre 2003 - jour 4 : Position de Geronimo à 9 h GMT : latitude 28°15N longitude 28°18W. 349 milles ont été parcourus à une vitesse moyenne de 14,56 noeuds dans les dernières 24 heures.
Distance à l'arrivée : Geronimo 2488 milles Playstation 2312 milles Ecart - 176 milles
Le vent s'est renforcé hier soir à 18 noeuds ce qui permet maintenant au trimaran d'afficher une vitesse de 22,7 noeuds sur le fond. OdK reste cependant très prudent pour les prochains jours car un antycicone barre la route de Geronimo qui fait cap plein ouest sur la route directe.
Au sujet de Francis Joyon qui tente un tour du monde en solitaire sur Idec (ex Sport-Elec), Olivier de Kersauson a déclaré : "Le bateau connaît la route et je le suivrai avec attention"
 
Route Decouverte
 
- 23 novembre 2003 - jour 5 : Geronimo rentre à Brest en raison de la dégradation des conditions météo : un vent de plus en plus Est de moins de 10 noeuds et un anticyclone planté droit devant Geronimo. A l'évidence c'est un nouvel échec pour Olivier de Kersauson, mais cette tentative engagée dans de mauvaises conditions météo aura constitué un bon rodage pour les hommes et le matériel. Il est en effet plus stimulant de se battre contre le chrono d'un adversaire même virtuel que de tirer des bords sans but dans l'Atlantique.
Olivier de Kersauson n'a pas voulu risquer de se retrouver scotché dans un anticyclone à l'est des Bahamas, son premier objectif restant d'être prêt début décembre pour un nouveau Jules Verne.
Geronimo roi du "petit temps" attend avec impatience de pouvoir lâcher les chevaux dans des vents de 20 noeuds à la poursuite de son grand frêre IDEC parti le 22 novembre 2003.