Olivier de Kersauson 2006
 
Les brèves de 2006 (page 2 sur 2)
   


02/05/06
 
Yokohama - Hong-Kong : Olivier de kersauson et 7 hommes d'équipage ont quitté Yokohama ce matin à 9 heures 54 minutes 44 secondes TU (11h 54m heure Française) à destination de Hong-Kong soit 1650 milles nautiques à parcourir. Le temps réalisé par Geronimo sera officialisé par le WSSRC. Composition de l'équipage : Olivier de Kersauson - Didier Ragot - Jean Charles Corre - Lucas Zamecnik - Xavier Douin - Antoine Deru - Philippe Laot - Raphaël Blot.

03/05/06
 
La marmite again : " Nuit noire d'encre, Pas d'horizon et les vagues qui pètent de partout phosphorescentes gavées de plancton. Vent contre courant, la mer n'est pas vraiment rangée. Trinquette et 2 ris : 35 - 40 noeuds de Nord est cela fait une belle marmite. Vivement le lever du jour ! La barre est fatiguante, les surfs surprenants, le tout après un slalom hardi dans la trafic de Yokohama. "

05/05/06
 
Le plancton phosphorescent ... : " Les premières heures après le départ ont été musclées, mais depuis les conditions sont très bonnes, la mer souple et maniable, les quarts sont rodés, on fait peu de manoeuvres car le vent est bien orienté. Donc même à huit ça va, car cet équipage-là connaît le bateau sur le bout des doigts. On se dirige vers le détroit de Luzon au Sud de la péninsule de Hengchun à Taiwan. Depuis le départ, nous avons eu du vent très soutenu, le tout dans la nuit noire et au milieu d’un trafic maritime assez intense avec une mer résiduelle forte mais rangée. C’est assez surprenant car la nuit il y a beaucoup de planctons phosphorescents qui se reflètent dans les vagues et qui, ajoutés aux nuits noires d’encre, gênent sérieusement la visibilité. Dans ces conditions, nous n’apercevons les cargos et autres embarcations qu’à deux miles au mieux. Nous sommes donc très vigilants et la concentration est maximale pour le quart sur le pont. D’autant plus que le détroit de Luzon est le seul passage profond entre Pacifique et Mer de Chine, ou de nombreux courants chauds et froids se disputent leurs influences. Il a été le théâtre d’innombrables naufrages, surtout pendant la dernière guerre mondiale. "
Geronimo se trouve à 500 milles de l'arrivée.

06/05/06
 
Le dragon doré qui crache des flames ...: " La géographie sous-marine avec ces fonds qui passent de 4 000 à 20 mètres par endroits où à mon avis il ne faut pas trop mettre la carène. Température de l’eau 28°, l’air est à 26°. Ça doit cuire dans les fonds volcaniques de ce Sud de la Mer de Chine. Les courants sont variés, tourbillons et toutes les saloperies se sont donné RDV entre Taiwan et le Nord des Philippines. Vents mollassons d’Est - Sud Est. Moitié de lune et quelques pêcheurs allumés comme les Champs Elysées à Noël. Quelques bancs de brume. D’ici qu’apparaisse un dragon doré qui crache des flammes....Enfin Geronimo fait route quand même, pas bien rapide sur cette mer plate abandonnée des vents. Météo pas très réconfortante avec grosse tendance pétole.
Les sages de l’Empire du Milieu disent : « Les paroles s’envolent, les écrits restent . »
"

07/05/06
 
Arrivée à Hong Kong : Olivier de Kersauson et ses 7 équipiers ont franchi la ligne d'arrivée à Hong Kong dimanche 7 mai à 3h 42m et 7s GMT, établissant ainsi le premier temps de référence sur la distance Yokohama - Hong Kong (1650 mille) en 4 jours 17 heures 47 minutes et 23 secondes à la moyenne de 14.50 noeuds. Ce chrono sera officialisé par le WSSRC.
Olivier de Kersauson a déclaré : " Le temps final ne me satisfait pas pleinement au regard du potentiel de Geronimo. Mais comme dans toute nouvelle expérience, il faut un « premier » pour essayer. L’essence même de ces nouvelles routes, c’est aussi de relier les civilisations et les hommes entre eux. On découvre encore, on apprend toujours. C’est un grand luxe que de pouvoir encore s’émerveiller de nos jours. "
Le trimaran doit rester 10 jours sur place, puis sera convoyé vers Yokohama en vue d'une tentative pour battre le record retour à San Francisco détenu par Bruno Peyron depuis 1998 sur Explorer en 14j 17h 22m 50s (4482 milles - moyenne 12.56 noeuds).
 
Geronimo

08/05/06
 
Catherine de Genève me signale que le Royal Hong Kong Yatch Club organise un "petit souper" en compagnie d'OdK vendredi 12 mai à 20 h 30 précises. Participation aux frais : 495 $ HK (50 €) ... pour réserver : events@rhkyc.org.hk

11/05/06
 
Olivier de Kersauson ont quitté Hong Kong dans la précipitation, ce matin à 12 h 00 (heure locale), pour fuir un typhon qui doit sévir dans les prochains jours. Cap sur Yokohama. le "petit souper" est annulé.

15/05/06
 
Une journée ordinaire : " C’est une journée ordinaire, en fait c’est faux pour nous aujourd’hui cette journée est rare. Geronimo est en mer sans record à battre ni temps à faire ; juste en route dans le calme vers Yokohama ; nous nous éloignons du cyclone. (…) En fait la seule chose que nous souhaitons c’est ne pas être rattrapé par cette furie qui se développe a 400 mille de nous. J’ai déjà pris un cyclone au large de Nouméa : 120 noeuds de vent; le vent et la mer qui ne font plus qu’un. Avec Geronimo pour survivre nous serions nous-même obligés d’abattre le mât pour ne pas chavirer ;de remplir partiellement les compartiments des flotteurs pour ne pas nous envoler et se retrouver sur le toi ; comme on pourra facilement le comprendre ces perspectives ne sont pas vraiment séduisantes c’est pourquoi nous appliquons encore et encore à nous éloigner du monstre pour toujours du moins je l’espère vraiment. "

28/05/06
 
Info Sport.fr : Le navigateur français Olivier de Kersauson s'élancera lundi matin avec son maxi-trimaran Geronimo à l'assaut du record de la traversée de l'océan Pacifique d'Ouest en Est, entre Yokohama (Japon) et San Francisco (Etats-Unis). Geronimo doit quitter Yokohama lundi matin à 09H00 locales (00H00 GMT). Kersauson s'efforcera de battre le record établi en août 1998 par Bruno Peyron et son co-skipper américain Skip Novak sur le maxi-catamaran Exporer. Peyron avait couvert les 4.525 milles en 14 jours, 17 jours, 22 minutes et 50 secondes (moyenne 12,56 noeuds) entre le 2 août et le 16 août 1998.

29/05/06
 
Cap sur San Francisco: Olivier de Kersauson a quitté Yokohama lundi matin peu après 11H locales ( 2 heures 4 minutes 39 secondes GMT ) en direction de San Francisco pour tenter de battre le record de la traversée du Pacifique d'Ouest en Est (4.525 milles), détenu depuis 1998 par Bruno Peyron en 14 j 17 h 22 min 50 sec.
" C’est loin d’être la meilleure fenêtre, mais le front à l’air de se renforcer. De toute façon, Il n’y a rien de potable avant 10 jours donc autant saisir cette chance qui peut très bien se transformer en essai. La météo étant capricieuse et vraiment aléatoire dans cette région du Pacifique, ce front peut très bien nous amener de l’autre côté comme nous lâcher dans deux jours. Voilà pourquoi je me suis donné la possibilité de revenir au Japon reprendre un départ au cas où. "
Composition de l'équipage : Olivier de Kersauson, Didier Ragot, Jean Charles Corre, Lucas Zamecnik, Xavier Douin, Antoine Deru, Philippe Laot, Matt Bryant (Usa) et Christopher Links (Australie).
 
Geronimo

30/05/06
 
OdK : " Brume, pluie, pétole: de plus la mer bouillonne : 7 noeuds dans les rafales et progression dérisoire vers l'Est. Le vent adonne, impossible de porter un gennaker dans ce clapot infernal. La mer est de face ou de travers ou bien de l'arrière, bref de partout. Chocs sourds tour à tour sur la coque centrale et les flotteurs. Navigation chaotique, lente, pénible : impression d'aller nulle part enfermés dans ce monde sans horizon de brume et de pluie. "

30/05/06
 
OdK : " Pluie, pétole, brume ; rien à voir avec la prévision : ça c’est pas une surprise ! par contre c’est vraiment mauvais. Il ne reste qu’à souhaiter que ça s’améliore, ça c’est facile. Impression de piétiner sous la pluie rien de bien magique dans ce monde sans horizon, sans formes ni couleurs. La nuit va venir sombre pâteuse, il ne manque que la voix qui tombe du ciel et qui dit : faites-vous bien ch… les petits. Je me demande même si je ne l’ai pas entendue ! "

01/06/06
 
OdK : " Moins de brume et de la visi à 8 milles, je n’ai pas vu cela depuis le départ de Hong Kong,  ni depuis le parcours Tokyo - Hong Kong, ni même depuis les derniers 1000 milles avant l’arrivée à Tokyo en venant de San Francisco. Quel bonheur même si le ciel est toujours plombé, on a l’impression de respirer. Peut être dans un ou deux jours verra t-on le soleil : ça ferait du bien un peu de ciel bleu avec des formes de nuages et de la lumière.
Nous sommes fatigués de cette grisaille qui n’en finit pas et d’avoir le nez collé au radar, de ne voir ni lever ni coucher de soleil, de naviguer dans ce coton détrempé qui ne nous quitte pas. Voir un rayon de lumière, une crête de vague qui scintilleune ombre portée, un nuage qui bouge poussé par le vent et ne plus être obligé de regarder sa montre pour savoir l’heure bref quitter ce gris interminable du jour et ces nuits noires sans ciel ni étoiles et pour finir ne plus barrer dégoulinant de pluie dans ce monde sans horizon étouffé de brouillard. A plus tard
"

02/06/06
 
OdK : " Brume pluie visibilité ½ mille position 36 49 N 170 28 E quand Geronimo passe à cent mètres d’un objet noir vite identifié comme un radeau de survie. Virement de bord pour faire tête dessus. Il est vide, dégonflé et semi chaviré, dessus une inscription en caractères chinois ou japonais. Didier prend une photo pour le signaler. Vu l’état il n’est pas à l’eau depuis très longtemps pas d’algues. Impossible de le prendre à bord, la manoeuvre serait trop longue nous reprenons la route difficile de ne pas penser : pourvu que ... Nous signalons sa position au Cross Corsen pour qu’il transmette aux japonais. Le cockpit est silencieux, chacun dans ses pensées. "

02/06/06
 
OdK : " Cette dépression manque de souffle. Nous sommes à nouveau dans des systèmes de vents variables, on marche entre 8 et 22 noeuds. L’équipage enchaîne les garde-robes, on se traîne avec un vent presque arrière sous un temps brumeux et orageux. L’autre dépression qui nous suit a du mal à arriver sur nous, elle ne va visiblement pas assez vite, or elle pourrait renforcer celle dans laquelle nous sommes actuellement. Voilà, ce n’est pas très digne de Geronimo ces moyennes... "

04/06/06
 
OdK : " La nuit dernière nous vîmes des étoiles et ce vendredi jour de carême le soleil est apparu dans le ciel sans doute nettoyé par les anges bien apitoyés qu ils furent devant tant de misère. La joie de nos pauvres marins n’avait d’égal que celle de votre humble serviteur tant était grande pour tous, la peur de ne jamais revoir cette manifestation de la bonté du tout puissant à l’encontre des misérable pécheurs que nous sommes. En remerciement, officiers, marins, cuisinier, hommes de science et garde chiourne entonnèrent à l’heure des grâces un vibrant TE DEUM ponctué de douze coups de canon pour être mieux entendu de nos bienfaiteurs. "

06/06/06
 
OdK : " On arrive sur la mer avec un petit front qui n’est pas bien actif. En principe, une dépression se déplace plus rapidement que ça. Devant, c’est le calme plat. Elle n’avance pas vite et du coup, nous non plus . Nous gardons un œil sur le baromètre, mais globalement, il n’y a pas grand chose à faire et c’est assez monotone. Nous marchons entre 13 et 20 nœuds selon les variations du vent, au près, dans une mer plate. Il y a donc peu de manœuvres et aucune stratégie envisageable. Nous sommes sur la route directe et nous attendons que la pression baisse pour redémarrer. On avance avec la dépression, quand elle accélère, nous aussi, c’est aussi simple et ennuyeux que ça. Depuis 72 heures, c’est le même océan, les mêmes lumières, il ne se passe pas grand chose… Tout cela n'est pas très interessant. On va pas dire que je garderai cette traversée dans mes souvenirs très longtemps. A l'avant d'une depression trop faible, c'est mer plate et vent entre 15 et 20 noeuds au mieux. On prend un ris de temps en temps quand une rafale s'annonce quelques heures. "

07/06/06
 
OdK : " Ça continue et ça continuera ces journées mornes sans lumière ni soleil apparent. Les vents varient de 12 à 22 noeuds durant le même quart, quant à l’angle, il oscille immuablement de 55 à 70°. La mer est plate heureusement. Parfois un peu de clapot dans les zones de courants forts. Plein de saloperies qui flottent : palettes, énormes défenses de quai, canot de sauvetage, bidons de 20 litres à moitié remplis d’eau, bastins de bois etc etc…
Pas un quart où l’on ne passe à moins de 100 mètres d’une épave qui endommagerait la coque si l’on touchait. Cette pollution est bien triste et semble inéluctable. Dans l’ensemble se sont plus des objets arrachés par la mer aux hommes que jetés par ces derniers, conséquences directes de l’énorme augmentation du trafic maritime.
Dans ce triste océan sans vent ni lumière, Geronimo fait route dans la grisaille, un bout de lune qui n’arrive pas à percer les nuages. Température 12 degrés, je rêve d’un lever de soleil.
"

08/06/06
 
OdK : " Par chance, Geronimo est un bateau complet, qui, même dans le petit temps avance bien, nous marchons à 9/10 nœuds quand il y a 7 nœuds de vent. Et il nous faut sortir le plus vite possible de cette zone qui est incontournable. Si nous voulions l’éviter, il faudrait, que ce soit au nord ou au sud, parcourir 1000 milles pour rejoindre un point alimenté. Donc, nous sommes obligés de passer dedans. C’est comme une tache sur l’océan qu’il nous faut traverser absolument. Combien de temps allons nous mettre ? Je l’ignore, dans une douzaine d’heures, nous en saurons plus.
Cette traversée du Pacifique était comme un long tunnel de brume et de pluie. C’est tordu et les prévisions varient vite. A bord, tout le monde à envie que ça se termine. L’équipage reste appliqué, ils sont habitués à tourner ensemble depuis longtemps, mais c’est un métier dans lequel il faut être prêt à tout, au meilleur comme au pire, on dira que nous ne sommes pas dans ce qu’il y a de meilleur.
Avec Didier (Ragot), nous nous remémorons les horreurs que nous avons connues dans le genre : les Acores/Brest une semaine et cela en début avril, on se dit qu’il faut avoir des nerfs pour faire ce métier, se forcer à penser que tout va aller mieux etc… et ça marche parfois ! Nous n’avons vraiment pas envie de subir encore ce vent qui s’essouffle, nous avons eu notre dose depuis Yokohama.
"
« Le temps est la seule chose au monde que tout le monde connaît et éprouve et qu’on ne peut ni voir, ni sentir, ni toucher, ni diriger, ni modifier, ni définir : Il est insaisissable comme la pensée, il n’est nulle part, il est partout. Il n’est rien et il est tout ; il est impossible de le comprendre ; il devrait être interdit d’en parler.. »
Jean d’0rmesson dans Histoire du juif errant.

09/06/06
 
OdK : " Au près serré pas sur la route ; vent 8/9 nœuds dans les rafales. Vitesse : 11 nœuds, magnifique, espérons pouvoir virer de bord dans 10 à 12 heures. La sainte pétole a l’air très bien organisée. Ciel presque clair, pas de brume permanente, des lambeaux seulement. Températures en forte hausse : 14.6 degrés. "

10/06/06
 
OdK : " Pouvez vous remettre cette lettre au vent, si vous le voyez à San Francisco :
Et si vous ne reveniez jamais. Qu’il vous prenait l’envie comme cela, sans même dire au revoir, las que vous devez être de balayer la crasse des villes, de disperser les fumées empoisonnées des usines, de secouer des fils électriques et des panneaux de signalisation, pour vous retrouver quelques mètres plus loin à tourbillonner dans l’odeur pestilentielle des décharges sans compter que vous vous déchirez les rafales sur les milliers d’antennes et de câbles dont les villes sont hérissées.
Il n’y a pas si longtemps c’était magnifique d’être le vent. Vous apportiez des senteurs selon les saisons, effeuilliez des roses, courbiez des blés, faisiez faire des loopings aux oiseaux, arrachiez les feuilles mortes, séchiez le linge. C’est vous aussi qui faisiez grincer les girouettes, claquer les oriflammes des champs de batailles et dans certains pays tourner des moulins. Certains jours, plus polisson, vous emportiez les chapeaux et souleviez les jupes mais surtout pendant plus de deux milles ans c’est vous qui emmeniez les bateaux. Pas un voyage sur la mer sans vous, pas de Christophe Colomb, pas d’Amérique, pas d’Australie, pas de Polynésie. Jusqu’il y a cent ans, pas un grain de café ni une lettre d amour qui ne soient arrivés sans votre aide. Il faudrait une vie pour raconter tout ce que le vous nous avez permis de faire. Jadis tout le monde le savait et vous saviez que vous étiez utile et aimé, et en Méditerranée, berceau des civilisations, on avait coutume de dire: quand vous n’êtes pas là, c’est la galère.
Aujourd’hui les moulins tournent au nucléaire, les sèche-linges aussi, les roses poussent dans des serres en plastique, plus personne ne porte de chapeau et les filles ont des collants sous leur jupes et pour ce qui est des bateaux… Mais il y a Geronimo. Lui, cela fait des années qu’il tourne sur toutes les mers du monde grâce à vous. Sur ce bateau pas un seul de vos gestes ne nous échappe, et quand certains vont dormir, d’autres se réveillent pour vous suivre. Nous parlons de vous tout le temps, recherchons sans fin votre compagnie. Vous faiblissez c’est l’inquiétude, vous partez c’est le drame, nul part au monde vous n’êtes autant chéri, choyé, attendu. Je vous en prie, virez moi cet anticyclone et rentrons ensemble à San Francisco, cela nous ferait si plaisir.
"

11/06/06
 
Olivier de kersauson et ses huit équipiers ont inscrit une nouvelle ligne sur le prestigieux livre d'or de la WSSRC en battant le record de la traversée Yokohama - San Francisco en 13 jours 22 heures 38 minutes et 28 secondes (4482 milles à la moyenne de 13.40 noeuds). Le record qui était détenu par Bruno Peyron, est amélioré de 18 heures et 44 minutes.
 
Geronimo
 
" Si je devais refaire le retour qu'on a fait là, je m'arrangerais pour être malade, je me ferais porter pâle. Le retour qu'on a fait là, ah non non non, moi je veux bien toutes les galères, les trucs comme on a eu au Cap Horn, 11 jours de tempête, je veux bien tout ça. Mais ce qu'on a eu là, non non non, ah, ah, ah, non non non, je suis désolé, non non je prends pas. Celui qui veut ... on est là-bas... Moi j'irai plus, ça c'est sûr, je ne peux pas m'empêcher d'avoir le fourire rien qu'à l'idée qu'on puisse y penser. "
 

12/06/06
 
Message du Président de la République : " Cher Olivier, Vous venez de battre le record de la traversée du Pacifique à la voile d’ouest en est, à bord de votre trimaran Geronimo, en 13 jours, 22 heures, 38 minutes et 28 secondes. Pour ce formidable exploit, je suis heureux de vous adresser, au nom de tous les Français, mes plus vives et plus chaleureuses félicitations. Après avoir aisément entamé cette traversée, et en dépit de conditions météorologiques très capricieuses, l’excellent skipper que vous êtes et son équipage ont réussi à effacer l’ancien record détenu par Bruno Peyron de plus de 18 heures. Une nouvelle fois, vous mettez la voile française à l’honneur et nous savourons avec vous, avec fierté, cette magnifique réussite. En vous adressant à nouveau mes plus chaleureux compliments, je vous prie de bien vouloir accepter, Cher Olivier de Kersauson, l’expression de mes plus cordiales amitiés. Une fois de plus bravo, Cher Olivier, pour ce superbe exploit ! Bien cordialement. " Jacques Chirac


29/06/06
 
Olivier de Kersauson a été invité au journal de 13 heures de France 2, pour y faire la promotion de son dernier livre, " La Bretagne vue de la mer ", illustré par de superbes aquarelles de Michel Bellion, Peintre Officiel de la Marine.

Il a en outre déclaré au sujet d'un (hypothétique ?) futur Jules Verne : " Le Jules Verne, nous y retournerons lorsque nous aurons un bateau qui fera 4 mètres de plus. J'ai toujours battu le Jules Verne avec un bateau de taille égale à celui qui le détenait. Le dernier vainqueur du Jules Verne est arrivé avec un bateau qui faisait 5 mètres de plus. Donc pour aller lutter il faut faire un bateau qui fait 5 mètres de plus. Sur le tour du monde, j'ai toujours battu Peyron avec des bateaux de la même taille. " (...) " J'ai 61 ans mais c'est un sport où tout ce qu'on a perdu en force physique, on le compense en sens d'analyse de la mer et en perspicacité météorologique. On a plus de savoir en 40 ans qu'en 20. "
 
Kersauson
Kersauson

01/07/06
 
Info sport.fr : " Le navigateur français Olivier de Kersauson a navigué samedi à Valence comme 18e homme à bord du bateau français Areva Challenge, lors de la 10e journée de l'acte XII de la Coupe Louis-Vuitton à la voile.
A un poste où toute manoeuvre lui est interdite, Kersauson, embarqué lors de la 2e régate, a vu le bateau français l'emporter pour une seule seconde face au bateau italien +39 Challenge.
"

01/07/06
 
Promotion suite : Olivier de Kersauson continue la tournée des studios radio et des plateaux TV. Il a été interviewé pendant une heure par Isabelle Morizet (Europe 1) et a fait un passage à Tout le Monde en parle de Thierry Ardisson.
 
Kersauson
Kersauson

27/07/06
 
Quatre questions à Olivier de Kersauson :

Dans votre livre, vous parlez de la Bretagne un peu comme d'une femme...
" En effet, nous avons un lien amoureux. Je sais qu'elle ne m'abandonnera pas, qu'elle ne me trahira pas... C'est une femme mère dont je suis épris depuis mes escapades sur ses plages, lorsque j'avais 3 ans. "

Laquelle de ses courbes préférez-vous ?
" Tout en étant passif, je la prends tout entière. Je l'aime de Saint-Malo à Saint-Nazaire. "

Seriez-vous prêt à la tromper ?
" C'est déjà fait. Je vis une histoire forte avec la Polynésie. Chaque fois que je m'y rends, c'est un véritable bonheur. J'ai déjà fait un tour de France en « apnée » sur ma moto. Arrivé en Alsace, je me suis dit que ça manquait d'eau... "

Est-ce que l'écologie politique vous séduit ?
" J'ai tellement entendu d'obscénités de la part des écologistes ! Nicolas Hulot se balade avec un hélicoptère qui consomme autant que dix voitures. Ras-le-bol ! "

source : lepoint.fr


18/09/06
 
Olivier de Kersauson en escale sur RTL : " Chaque journée passée loin de l'océan est une erreur et une preuve de mauvais goût. " ... " Une moche très bonne vaut mieux qu'une belle qui bouge pas. "

01/10/06
 
Grande forme pour Olivier de Kersauson qui a été l'invité de Thé ou Café (France 2) : " On ne navigue bien que si l'on sait qu'on va mourir. " " Je n'ai jamais envié personne. " " La sagesse est l'antichambre de l'impuissance. " " J'aime bien les gens aussi, mais pas trop. L'autre doit rester un plaisir. " " J'aime bien Chirac, il n'est pas parfait mais pour un homme imparfait, il est très bien. "
Moment d'émotion et bel hommage rendu à Caroline sur cette question : Quelle est votre situation familiale ?
Réponse : " Veuf !"
 
Kersauson
Kersauson

04/10/06
 
Ocean Alchemist reprend du service : Le trimaran à moteur d'Olivier de Kersauson va "suivre" pour le compte de France Télévision la Route du Rhum 2006 qui doit prendre le départ à Saint Malo le 29 octobre. L'expérience déjà tentée en 1998 avait donné des résultats mitigés en raison de problèmes techniques. L'ambition de ce nouveau projet est d'être "là où il se passe quelque chose". L'évolution des moyens technologiques de transmission devrait faciliter la tache de l'équipe technique pour faire vivre la course au milieu de l'Atlantique. Ocean Alchemist est un bâtiment de 30 m de long, 12 m de large. Il dispose d'un moteur diesel de 800 CV. Son autonomie est de 10.000 milles à 7 nœuds, 5.000 milles à 17 nœuds, soit un aller-retour Brest - New York. - Vitesse maxi : suivant charge, 25 à 30 nœuds.
Olivier de Kersauson ne sera sans doute pas du voyage puisqu'il va poursuivre sa campagne du Pacifique avec dès ce mois ci une tentative de record Los Angeles - Tahiti puis Hong Kong - Yokohama et peut-être Sydney - Hobart.
Merci à Nam pour l'information puisée dans Le Télégramme - Voile.

22/10/06
 
C'est finalement le patron qui sera aux commandes d'Ocean Alchemist pour le suivi de la route du Rhum. Olivier de Kersauson sera assisté par le fidèle Yves Pouillaude. Le non moins fidèle Didier Ragot est lui à San Diégo pour finaliser les préparatifs de Geronimo qui doit bientôt être engagé dans de nouvelles tentatives de records dans le Pacifique.
Merci à Yannick Le Bris pour pour l'info et la photo.
 
Kersauson

22/10/06
 
Paradoxe : Ocean Alchemist va naviguer sous les couleurs de France Télévision, Planète Thalassa et ... Orange !!! La vie réserve parfois des surprises savoureuses et décapantes ...
Merci à
Yannick Le Bris qui a retrouvé le navire au sec sur le port de commerce de Brest. Le trimaran à moteur doit arriver à Saint-Malo dans la journée de jeudi.
 
Kersauson
Kersauson

26/10/06
 
Qui a volé l'Orange ? : Yannick Le Bris me signale que l'autocollant Orange ne figure plus sur le cockpit d'Ocean Alchemist. Cela faisait quand même un peu désordre ...

30/10/06
 
Problèmes mécaniques ? : Ocean Alchemist aurait rencontré des problèmes mécaniques quelques jours avant le départ de la route du Rhum ce qui expliquerait son absence à la pointe du Grouin et sur les écrans de France 3. Aucune communication à ce sujet que ce soit chez France Télévision ou encore du côté de Rivacom ! Seul le Télégramme a publié un court encart dans son édition de lundi : " Le trimaran à moteur « Ocean Alchimist » d’Olivier de Kersauson, qui va filmer la course de l’intérieur, n’était pas présent sur la ligne de départ. En fait, cet engin expérimental, équipé d’un moteur diesel de 800 CV, a quitté Brest hier soir : il doit rejoindre la flotte aujourd’hui à la sortie de la Manche. "

30/10/06
 
Images furtives : France 3 a diffusé à 19 h 55, pendant 5 secondes, quelques images de la course en annonçant qu'elles avaient été filmées depuis Ocean Alchemist. Rien sur France 2. Décidément, ce n'est pas facile de faire passer des émotions à la télévision depuis le large. De l'intention à la réalité il y a encore un océan à franchir. Rien ne remplace une bonne vieille vacation radio, comme celles qu'Olivier de Kersauson nous distillait en 2004 à l'approche du Cap Horn !

02/11/06
 
Brève : A bord du trimaran Ocean Alchemist qui suit la Route du Rhum La Banque Postale se trouvent dix hommes : Olivier de Kersauson, Yves Pouillaude et Philippe Abalan, les marins habituels du bateau, Lucas Zamecnik et Jean-Charles Corre de l’équipage de Geronimo, Jean-François Kerckaert journaliste reporter de France Télévisions, Jean-Pierre Viguié de Planète Thalassa au montage, Christian Polet de France3 Ouest et Jérôme Teigné aux caméras, et enfin Christophe Daguet en charge des transmissions pour Orange. Même si plusieurs de ces hommes ont déjà participé au suivi de la Route du Rhum 1998, cette édition est plus rapide et exigeante, et cette chasse aux leaders est épuisante pour les hommes et la machine. Il faut en effet intercepter et rattraper des bateaux qui sont maintenant dispersés, et donc naviguer en permanence à des cadences infernales. N’ayant par nature pas de gréement, le bateau n’est pas appuyé par le vent et son comportement, très efficace dans les vagues, est aussi très violent pour les hommes. Sans parler du bruit permanent d’une mécanique hurlant dans une coque en composite…
Source : http://www.routedurhum-labanquepostale.com

03/11/06
 
Le Patron s'y colle : Thalassa nous a offert une belle performance technique avec un direct depuis Ocean Alchemist en plein milieu de l'Atlantique. Olivier de Kersauson nous a donné un peu d'âme à tout cela avec sa gouaille habituelle. On en redemande.
Les fanatiques de voile et d'OdK doivent absolument se rendre sur le site Orange et choisir "tous les résumés" pour visualiser les vidéos.

09/11/06
 
Ocean Alchemist est arrivé à la Guadeloupe.

16/11/06
 
Interview RFI : Une interview d'OdK a été diffusée par RFI le 15 novembre. Olivier de Kersauson a fait le point sur ses projets à court terme : les tentatives envisagées pour la fin d'année 2006 sont abandonnées (lire la brève du 4/10 ci-dessous). A l'heure actuelle, il doit choisir entre deux options : un convoyage de Geronimo depuis San Diego vers l'Australie ou alors vers Brest, afin de faire un carénage et des modifications techniques. Il évoque également la construction d'un nouveau trimaran, plus grand à la flottaison, pour pouvoir faire face à la nouvelle génération de multicoques en service (ou annoncés) et tenter de reprendre le record du tour du monde.
Le retour à Brest viendrait conclure une campagne de près de deux ans autour du monde puisque Geronimo a quitté son port d'attache le 29 décembre 2004 pour prendre part à la défunte "Oryx Cup", dont le départ a été donné début février 2005 à Doha au Qatar.

07/12/06
 
Orange lâche Bruno Peyron : l'opérateur "historique" vient de signer un accord de partenariat avec la Fédération Française de Voile (FFV) et annonce qu'Orange II, vaisseau amiral de l'Orange Sailing Team, va être mis en vente. Drôle de destin pour ce multicoque et son skipper qui détiennent ni plus ni moins que les principaux records océaniques : le prestigieux Trophée Jules Verne en 2005 (tour du monde d'Ouessant à Ouessant), le record des 24 heures et la traversée de l'Atlantique Nord en 2006.
Divorce à l'amiable ou pour faute ? Peu importe. La loi du marché à tranché : Bruno Peyron n'a même pas obtenu la garde de l'enfant.

13/12/06
 
Ocean Alchemist de retour à Brest : mon ami Yannick Le Bris m'informe que le trimaran à moteur d'Olivier de Kersauson vient de rejoindre Moulin Blanc, son port d'attache, après son aller et retour dans les Antilles.
 
Kersauson

22/12/06
 
Sondage TNS Sofres-RMC publié dans L'Equipe Magazine : Olivier de Kersauson est classé 6ème dans la liste des sportifs préférés des Français pour l'année 2006, derrière Laure Manaudou, Thierry Henry, Sébastien Loeb, Lilian Thuram et Jeannie Longo.