Olivier de Kersauson 2005
 
Les brèves de 2005 (page 3 sur 3)
   


04/03/05

Message des sponsors du projet Geronimo : " Un coup du sort nous empêche de nous battre jusqu'au bout. C'est la loi du sport et de la vie, chacun peut-être confronté à un évènement que ni le professionnalisme, ni le courage ne peut contrer. Il importe maintenant de préparer nos prochains défis. Olivier de Kersauson et les marins de Capgemini et Schneider Electric quittent l'Oryxquest, ils le font la tête haute. Nous partageons leur frustration qui est immense, et nous leur assurons que le plus vite possible ils reprendront la mer. "

04/03/05

Geronimo est arrivé à Sydney : " Chaque chose en son temps, pour la deuxième fois en quelques jours, nous vivons un calvaire.
Dans un premier temps, il s’agit de mettre les hommes et le bateau en sécurité, puis de réparer la poutre avant. Ensuite, nous prendrons des décisions pour continuer notre programme.
"

06/03/05

Equateur retour : Orange aura mis 40 jours 19 heures et 05 minutes depuis Ouessant pour franchir la latitude 0° sud (et nord). Deux nouvelles performances sont à mettre à l'actif du catamaran : Cap Horn-Equateur en 8 jours 5 heures et 36 minutes et Equateur-Equateur en passant par les trois caps (Bonne-Espérance, Leeuwin et Horn) en 33 jours 16 heures et 09 minutes.
A ce stade, Peyron compte 9 jours et 08 heures d'avance sur Cheyenne. Les perspectives météo sont assez réservées pour la dernière étape Equateur - Ouessant et Bruno Peyron fait part de son sentiment :
" En clair , j'ai l'impression que l'on doive se préparer à une véritable punition pour cette dernière partie de parcours, peut-être pour nous faire payer cette presque trop parfaite trajectoire depuis le début, ces enchaînements de rêve, ces milles avalés à 30 noeuds et ces 10 jours d'avance presque irréels aux 3/4 du voyage.
Soit ! ... Si c'est le cas, nous essaierons de nous accommoder du pire comme nous l'avons fait avec le meilleur. En fait, ça ne passe pas !
En général, quand ca ne passe pas en ligne droite, ce qui est rare sur cette partie, ça passe en faisant le grand tour des zones de hautes pression et en rejoignant les systèmes dépressionnaires au nord des Açores. Mais là ... ca ne passe ni a droite, ni à gauche ! Soyons donc prêts demain, à payer le prix de notre insolence d'hier !
Un "Jules Verne"... ca se mérite ! .... jusqu'au bout !
"

06/03/05

Paroles de terrien : " Ah ! que nous sommes tristes, pas pour nous bien sur mais pour vous Monsieur de Kersauson et vos " braves" oui tristes et amers, enfin il faut se dire que cela aurait pu être pire, nous sommes de tout coeur avec vous " - Rugo

06/03/05

Geronimo accosté au quai de Foxtel Studio's près de Darling Habour (Sydney - Australie).
 

10/03/05

Retour à Brest pour Orange : C'est la ville de Brest qui accueillera le maxi-catamaran à son retour du Trophée Jules Verne entre le mardi 15 et le jeudi 17 mars 2005.
Dès le franchissement de la ligne d’arrivée (entre Ouessant et le Cap Lizard), Orange II rejoindra le port de commerce de Brest et s’amarrera au ponton de la Recouvrance, quai Malbert.
Heure H : Franchissement de la ligne d’arrivée à Ouessant
H + 1H30 : Entrée de Orange II dans la rade de Brest
H + 2H30 : Amarrage du maxi-catamaran au Port de Commerce / Quai Malbert - Retrouvailles à bord avec les familles
H + 3H00 : Remise du Trophée Jules Verne sur le podium (écran géant).
H + 4H00 : Conférence de Presse (chapiteau quai Malbert)
H + 5H00 : Cocktail avec l’équipage et interviews personnalisés

12/03/05

Merci Yannick
 

14/03/05

ETA : Orange II devrait terminer son tour du monde très tot mercredi matin soit dans sa 50ème journée de mer. Déclaration de Bruno Peyron : " On est sur le même bord jusqu'à l’arrivée et notre position doit nous permettre de prendre un refus du vent avant l’arrivée ce qui nous fait avancer tranquillement en VMG. Les conditions météo vont désormais dicter l’heure d’arrivée. Ce sera de nuit, ce qui nous permettra de nous prendre un petit moment à nous. Dans la nuit, on va savourer de manière égoïste ce moment privilégié et, après, on ira nous voir ! Ce sera dans la nuit de mardi à mercredi, plutôt en deuxième partie de nuit. On rentrera dans la rade dans la matinée de mercredi ! On devrait avoir trente nœuds de vent jusqu’à l’arrivée. On n’a d’ailleurs pas eu plus de vent sur tout le tour du monde, à par une fois, sous les Falkland, avec une rafale à 48 noeuds, mais par mer plate. "

15/03/05

Dernière vacation en direct au PC course de Brest - photo Yannick Le Bris
 

16/03/05

Bruno Peyron
C'est après 50 jours 16 heures 20 minutes et 4 secondes de navigation, sans escale et sans assistance que le maxi-catamaran a bouclé le tour du monde, le 16 mars 2005 à 2 heures 23 minutes 11 secondes TU. 26993 milles nautiques ont été parcourus à la vitesse moyenne de 22.2 noeuds sur le fond (le double de la moyenne de 1993). Sur la distance officielle WSSRC de 21760 mn (orthodromique, la plus courte), la moyenne est de 17.89 noeuds.

Ce record extraordinaire devient la référence mondiale historique de la marine à voile et, également, selon certains, celui de toute la marine à moteur.

La première "étape" jusqu'à l'Equateur a été qualifiée de moyenne à tel point que Peyron a envisagé de rebrousser chemin peu après le départ : " La fenêtre s’est un peu refermée 12 heures après notre départ. On avait alors plusieurs options, dont celle de revenir pour repartir 24 ou 36 heures plus tard. On a hésité dix secondes seulement car le voyage est long ... " Le maxi-catamaran à ensuite raflé tous les temps de passages intermédiaires entre l'Equateur aller et l'Equateur retour, ne laissant que des miettes à Olivier de Kersauson : le temps de référence Ouessant-Equateur et à Steve Fosset : le temps de référence Equateur-Ouessant !!! Le précédent record du tour du monde est amélioré de 7j 17h 12m 41s, celui du Jules Verne de 12j 21h 39m 42s.

Qui aurait pu pronostiquer un tel exploit ? Personne ! Même pas Bruno Peyron qui déclarait en février 2004 : " La meilleure démonstration pour ceux qui parlent de 60 jours et à mon avis rêvent un peu, c'est que si on additionne les meilleurs partiels de toutes les tentatives, on est déjà à 59. C'est donc quasiment impossible car on n'aura jamais les conditions qui nous permettront de faire ça. " ...

En 2004, Fosset avait bien failli "tuer" le Trophée Jules Verne en ne respectant pas ses règles et en négociant en douce, à quelques jours du retour, une inscription rétroactive trop tardive. Le Trophée Jules Verne associe à la fois l'exploit sportif, la dignité et le sens de l'honneur. Ces deux dernières qualités manquaient peut-être à Fosset qui n'aura jamais le Trophée. Le Jules Verne ne s'achète pas.

La performance des 14 hommes réhabilite définitivement le challenge, mais l'écrase totalement tant la barre est haut placée. Au risque de rebuter tous les postulants. Cet exploit représente 10 ans de travail pour Bruno Peyron et a nécessité des moyens financiers considérables. Sans compter les aléas : depuis la création du Trophée, seules 6 tentatives ont permis d'établir un nouveau record sur un total de 19 en 15 ans (33%). A lui seul, Bruno Peyron compte à son actif 3 records établis sur 6 tentatives et Olivier de Kersauson 2 records établis sur 9 tentatives !

Avons nous assisté au dernier Jules Verne ? L'avenir le dira.

16/03/05

Déclaration d'Olivier de Kersauson : " La barre des cinquante jours est maintenant toute proche, témoignant des immenses progrès que notre sport accomplit d’année en année. Aucun autre sport mécanique ne peut prétendre à un tel niveau de progression, chaque nouvelle génération de bateau repoussant les limites encore plus loin. Le Trophée Jules Verne reste la référence absolue de l’engagement humain et technologique, et Bruno Peyron vient d’en écrire, pour la troisième fois, une des plus fabuleuses pages.  "

16/03/05

Arrivée d'Orange II à Brest - photos Yannick Le Bris

Orange
Orange
Orange
Bruno Peyron

16/03/05

 
Hommage à Caroline de Kersauson de Pennendreff, décédée à 47 ans.

" C’est une femme formidable.
Je n’étais peut-être pas fait pour faire un mari magnifique, mais c’est quelqu’un de qualité.
"

OdK juin 2004
 
Caroline de Kersauson

23/03/05

 
Geronimo
Geronimo est arrivé à Newcastle, barré par Didier Ragot et 4 équipiers.

Le trimaran a rencontré des conditions de vent et de mer délicates pour réaliser le parcours de 70 milles depuis Sydney vers les chantiers ADI.

Toutes voiles affalées, le trimaran avançait encore à 10-15 noeuds sous le seul effet de la prise au vent des coques et du mât.

Les travaux de réparation du bras de liaison sont prévus pour durer entre 30 et 45 jours.

D'après la presse locale, une fois remis en état, Geronimo pourrait tenter d'améliorer le record du Tour de l'Australie (6500 milles nautiques).

08/04/05

Olivier de Kersauson et le Maire de Brest étaient à l'arrivée de l'Abeille Bourbon, nouveau remorqueur affrêté par la Marine Nationale pour assurer la sécurité du " rail " d'Ouessant, en remplacement de l'Abeille Flandre (photos Yannick Le Bris).

Abeille
Olivier

13/04/05

Baptême de l'Abeille Bourbon à Brest avec Madame Bernadette Chirac, marraine du remorqueur, sous l'oeil d'Olivier de Kersauson - (photos Yannick Le Bris).

Abeille Bourbon
Bernadette
Bernadette
Ilivier
Ilivier
Ilivier

29/05/05

Escale à Tahiti : alors que Geronimo est toujours sur cales à Newcastle (Australie), Olivier de Kersauson a rendu hommage depuis Tahiti, à Tauaea Raioaoa, dit Tavae, le pêcheur miraculé qui avait eu la vie sauve après 118 jours de dérive entre Tahiti et les îles Cook, en 2002. Olivier de Kersauzon avait assuré la promotion du livre, "Si loin du monde", lors de la sortie en métropole. "
C'est une vraie histoire d'homme et d'amitié
", a commenté le navigateur. " Dans notre monde d'impostures, cet ouvrage est un témoignage maritime fort. Je l'ai fait lire à tout mon équipage ", a-t-il ajouté.
Tenant le pêcheur de Tahiti par l'épaule, Olivier de Kersauson a précisé sa pensée: " Ce mec est une réalité. Son livre est un monument de la littérature maritime polynésienne. Il témoigne de la connaissance des Polynésiens pour la mer qui est le résultat de millénaires de tradition maritime. Ce que j'avais déjà compris il y a quarante ans, quand j'ai fait escale pour la première fois à Tahiti ". OdK s'est promis de revenir dans deux mois en Polynésie française à la barre du trimaran "Geronimo".
 
Olivier de Kersauson
Olivier

06/06/05

Round Australia, dernières nouvelles de la presse Australienne : Olivier de Kersauson doit s'engager sur une tentative de record du tour de l'Australie (6500 milles) aux environs du 16 juin 2005 (en fonction de la fenêtre météo). L'équipage de Geronimo sera composé de 7 Français et 4 Australiens. Pour que le record puisse être ratifié, Geronimo devra respecter les règles de la WSSRC, en particulier le parcours devra être effectué à l'extérieur des points de passage suivants : Sydney Heads, la Grande Barrière Reef, le cap York et le Thursday Islands group, la péninsule Cobourg, Melville et Bathurst Islands, le cap North West, le cap Leeuwin, le cap Sud Est. Le parcours peut être réalisé dans n'importe quel sens. Les points de départ et d'arrivée, s'ils peuvent être choisis librement par le skipper, doivent néanmoins être ratifiés par le WSSRC.
D'après le WSSRC, l e record actuel est détenu depuis le 1er juillet 2003 par David Prescud et six équipiers en 37 jours 1 heure 23 minutes et 57 secondes (moyenne 7.31 noeuds) sur le monocoque KAZ de 16.2 mètres de long, doté d'un mât de 25.8 mètres de haut.
Ce record n'a jamais été tenté par un maxi multicoque pour au moins deux raisons :
- si les Australiens sont un peuple de marins comme nul autre, ils n'ont pas la culture de ce type de voiliers
- l'Australie étant pratiquement située aux antipodes de notre continent, il n'est ni aisé ni rentable de s'engager spécifiquement sur cette tentative depuis l'Europe, sauf si l'on se trouve dans les parages ... comme Geronimo.
La barre peut sembler basse, très basse ... trop basse diront certains. Encore faut-il ne pas casser ...

13/06/05

 
arrivee Australie
Retour à la case départ : Geronimo est arrivé à Sydney où il a retrouvé "son" quai de Darling Harbour en plein coeur de la ville. Olivier de Kersauson va maintenant préparer la tentative du record du tour de l'Australie : "The Challenge"


22/06/05

 
Olivier de Kersauson
The Challenge : Olivier de Kersauson et ses 11 équipiers se sont engagés dans l'établissement d'un temps de référence du tour de l'Australie le 22 juin 2005 à 8 heures 4 minutes et 10 secondes.

" C'est un parcours côtier de près de 7000 milles avec des conditions qui passent du tropical au quarantièmes en hiver. C'est un parcours très très très complet (météorologiquement) et très complexe aussi (maritimement). (...)
C'est beaucoup plus compliqué que deux fois l'Atlantique. Vous avez très peu de marge de manoeuvre et de tactique.

C'est un parcours côtier, vous pouvez dégager sur tribord, jamais sur bâbord.

En Atlantique vous arrivez toujours à tirer un bord favorable nord au sud. Là vous êtes coincés par la côte.
... L'avitaillement est fait, tout le monde est à poste, tout va bien. "

Equipage de Geronimo : Olivier de Kersauson - Didier Ragot - Yves Pouillaude - Philippe Laot - Xavier Douin - Antoine Deru - Lucas Zamecknic - Jean Charles Corre - David Léon et 3 Australiens : Paul Montague - Dara Johnston - Christopher Stirling.
Bon vent à tous.

Toutes les informations concernant cette tentative sont disponibles sur le site de RIVACOM (http://www.rivacom.fr).


06/07/05
 
 
Idec
Un homme, un bateau ... : Francis Joyon a battu  le record de la traversée de l'Atlantique Nord à la voile en solitaire, après 6 jours 4 heures 1 minute et 37 secondes de navigation, sur IDEC, à la moyenne de 19,75 noeuds. Le précédent record était détenu depuis juin 1994 par Laurent Bourgnon en 7 jours 2 heures 34 minutes et 42 secondes. Au passage, il rafle également le record de la plus grande distance parcourue en solitaire en 24 heures avec 543 milles parcourus soit une moyenne de 22.63 noeuds ! Idec est l'ancien trimaran d'Olivier de Kersauson, construit en 1986 sous le nom de "Poulain", puis rebaptisé successivement "Un autre regard", "Charal", "Lyonnaise des Eaux-Dumez", "Sport Elec" et "Trophée Jules Verne" ... Quel palmarès pour ce marin, quel palmarès pour ce bateau !

07/07/05
 
Idec  
 
Salut l'artiste ! :-(
Un skipper écrasé de fatigue, un pilote capricieux, une mer sans pitié… Sans même avoir eu le temps de fêter dignement ses deux ultimes records historiques, le valeureux trimaran
IDEC a tiré sa révérence cette nuit sur les rochers de la pointe de Penmac’h.
Ce qui aurait dû n’être qu’un gentil convoyage routinier, au portant vers la maison, s’est mué en véritable cauchemar cette nuit… Au terme d’une exceptionnelle carrière, et moins de 24 heures après avoir inscrit un ultime record historique dans le grand livre d’histoire de la voile, le trimaran IDEC s’en est allé brutalement, « disloqué en quelques minutes après son échouage »
Francis Joyon : « Ces six jours en mer à bord d’IDEC n’auront été que du bonheur, et forcément, lorsque l’on connaît ce genre de succès avec un bateau, on s’y attache… Je ne suis pas loin de penser que ces morceaux de fibre peuvent réellement avoir une âme (…) J’ai vraiment l’impression que le bateau avait fait du meilleur boulot que moi, qu’il était allé chercher ces deux records : je commençais à échafauder d’autres défis, je m’étais d’ailleurs fixé d’atteindre avec lui les 600 milles en solitaire ! (…) Mais au bout du compte, en mer, on est seul responsable et il faut assumer les erreurs tout comme parfois on est amené à récolter des lauriers… »
(le récit de Francis Joyon sur : http://www.trimaran-idec.com)


" Quand un bateau va mal, c'est quelque chose de grave pour les gens qui naviguent… Vous savez, un bateau qui va mal, c'est des rêves qui meurent, et c'est ça qui est grave en fait. " OdK 03/04/04

08/07/05
 
" ... Ce bateau est à lui tout seul une histoire maritime incroyable. Nous on est triste, mais pour Francis Joyon c'est une blessure qui est sûrement plus grave que la nôtre. La blessure est énorme, c'est plus à lui qu'on doit penser qu'à nous ... Un bateau se fait avec un savoir, la disparition d'Idec c'est la disparition de l'histoire d'un bateau comme Geronimo ... " OdK

09/07/05
 
 
 
Arrivée à Sydney : Olivier de Kersauson et ses 11 équipiers remportent " The Challenge " (tour de l'Australie avec départ Opéra Sydney, retour Opéra Sydney) en 17 jours 13 heures 32 minutes et 39 secondes (parcours théorique de 6486 milles en 421.5 heures soit une moyenne de 15.39 noeuds - parcours réel de 7135 milles à la moyenne de 16.93 noeuds).

Ils bouclent au surplus le tour de l'Australie WSSRC en 17 j 12 h 57 m et 05 s.

Si Peter Blake avait mis 33 j 17 h 42m et 7 s en 1998 avec Steinlager, le chrono d'Olivier de Kersauson est le premier temps de référence réalisé par un multicoque sur ce parcours homologué par le WSSRC.

" On est dans des temps qui ne sont pas imbattables, heureusement, mais il va falloir venir armé pour s'attaquer au temps fait par Geronimo autour du continent Austral. ... On s'est régalé. "

Cette navigation dans des conditions maritimement délicates au Nord et météorologiquement difficiles au Sud de l'Australie, aura permis à Olivier de Kersauson de valider les réparations effectuées sur les bras de liaison cet hiver en Australie et d'inscrire une nouvelle ligne dans les tablettes de la WSSRC.

Maintenant qui s'attaquera à ce record ? Pour les Européens, le convoyage aller et retour plus la tentative représentent une absence de près de 100 jours et des frais importants. Les Australiens eux ne possèdent pas de voilier de ce type pour le moment.

Prochain objectif : retour à la maison via Tahiti et pourquoi pas une tentative sur l'Atlantique Nord ?

25/07/05
 
Olivier de Kersauson  
Tahiti Nui Challenge : Olivier de Kersauson et dix équipiers s'attaquent à un nouveau challenge dans le Pacifique sur la distance Sydney - Tahiti via la Nouvelle Zealande.
Ce parcours représente près de 3310 milles nautiques et sera homologué WSSRC.

"Nous allons établir un nouveau temps de référence entre deux pays chers à mon coeur : l'Australie, berceau de mes ancètres et la Polynésie Française où résident plusieurs amis très proches."

Le départ est prévu pour le 26 juillet 2005.

26/07/05
 
Geronimo  
Geronimo a quitté Sydney pour Tahiti. Equipage : Olivier de Kersauson - Didier Ragot - Yves Pouillaude - Philippe Laot - Xavier Douin - Antoine Deru - Lucas Zamecknic - Jean Charles Corre - David Léon - Yannick Agaesse et le Canadien Alex Moret.
Toutes les informations concernant cette tentative sont disponibles sur les sites suivants : RIVACOM (http://www.rivacom.fr) et SUPERYACHTING (http://www.superyachting.com)
On en sait un peu plus sur les projets d'Olivier de Kersauson qui alterne les tentatives sportives et les campagnes de promotion au profit de ses sponsors. Après Tahiti, le trimaran fera cap en septembre sur San Diego puis s'attaquera au record de la Transpac (Los Angeles - Hawaï soit 2215 milles nautiques ), détenu par Bruno Peyron depuis 1997 en 5 jours 9 heures et 18 minutes et 26 secondes sur le catamaran Explorer.

08/08/05
 
Geronimo  
Geronimo a rejoint Tahiti en 13 jours, 8 heures, 25 minutes et 56 secondes à la moyenne de 10.29 noeuds sur les 3298 milles nautiques du parcours thérioque. Ce temps devrait faire l'objet d'un certificat délivré par le WSSRC.

"Je pense que Tahiti se mérite et que dans les années à venir, dans les épreuves que l'on va développer dans le Pacifique, on continuera à pousser de plus en plus d'autres navigateurs à venir à Tahiti", a déclaré Olivier de Kersauson.

Après quelques semaines de repos à Papeete, Olivier de Kersauson gagnera le port de San Diego puis s'attaquera à la traversée de Los Angeles à Hawaï.

16/08/05
 
The WSSR Council announces the ratification of the following Performance Certificate :
 
Route: Sydney to Tahiti (Papeete) - 3298 nm
Yacht: "Geronimo"
Name: Olivier de Kersauson.
Dates: 25th July to the 8th August 2005.
Start time: 23:09:01 UTC
Finish time: 07:34:57 UTC
Elapsed time: 13 days, 08 hrs, 25 mins, 56 secs.
Average speed: 10.29 kts

John Reed - Secretary to the WSSR Council

22/09/05
 
Annonce RTL : " Mardi 27 septembre, Olivier de Kersauson fait son grand retour aux “Grosses Têtes” sur RTL, après un an d’absence. Entre deux aventures maritimes, l’amiral s’amarrera rue Bayard où il retrouvera Philippe Bouvard, ses “Sociétaires” et ses “Invités d’Honneur” : Ernest-Antoine Seillière, Laurent Gerra, Michel Delpech… entre autres, la semaine prochaine. A déguster à partir du 27 septembre… pour le meilleur du rire ! "

(ou du pire !!! ...)

27/09/05
 
 
Basses pressions rue Bayard :
Question de Philippe Bouvard : " Pourquoi dit-on que la lune est le plus féminin des astres ? "
Olivier de Kersauson : " Parce qu'on tape dedans !!! "

30/09/05
 
Les 30 ans de Thalassa sur France 3 : Olivier de Kersauson, le marin, nous a offert 3 minutes 25 de bonheur pour cette fête de la mer, abandonnant pour l'occasion son coté caca boudin Parisien qui lui sied plutôt mal.
 
Olivier de Kersauson
Thalassa
Georges Pernoud

04/10/05
 
Interview OdK : Quel est votre programme pour les mois à venir ?
" Geronimo est actuellement à Tahiti pour un carénage et une peinture. On prépare le bateau, on remonte à Hawaï, puis à Los Angeles : fin octobre, on se met en stand-by pour la Trans Pacifique entre Los Angeles et Hawaï (record détenu depuis 1997 par Bruno Peyron et son catamaran Explorer en 5 jours, 9 h, 18´ 26´´ à 17,21 nœuds de moyenne). C´est un record à notre portée, mais il faut être prudent. De Honolulu, il va falloir qu´on retourne ensuite à Los Angeles pour récupérer notre moteur. Ensuite, on tente le record San Francisco-Yokohama (Japon) avec le moteur à bord. On veut finir notre campagne dans le Pacifique. Nous voulions faire Hong Kong-Londres, mais nous sommes réticents car il y a de plus en plus d´actes de pirateries sur la première partie de ce parcours... "

source courseaularge.com article de Philippe Eliès

16/10/05
 
Qui veut payer des millions ? Peut-être Francis Joyon ...
Un blog annonce que Geronimo serait en vente : " ... En réponse à une question de mon confrère Olivier Pérétié, du Nouvel Obs, Francis (Joyon) a reconnu qu'il envisageait de racheter... Géronimo ! Le trimaran de Kersauson serait donc à vendre, mais pas avant 18 mois et pour 4 millions d'euros, ce qui n'est pas donné. La décision sera prise d'ici un mois. "
Cette nouvelle est diffusée par un journaliste spcécialiste de la voile au journal l'Express, il reprend une information recueillie par son confrère Olivier Pérétié, du Nouvel Observateur, au cours d'une interview de Francis Joyon. La date évoquée pour la concrétisation de la transaction est tout à fait crédible, compte tenu de ce que le contrat liant Olivier de Kersauson aux sponsors prend fin en 2007.

23/10/05
 
Circulez y'a rien à voir : Yannik Agaësse équipier d'olivier de Kersauson a déclaré au journal Tahitipresse : "Nous ne sommes pas au courant des intentions de Francis Joyon. De toutes façons, le bateau n'est pas à vendre". A suivre ...

24/10/05
 
Geronimo sur le départ : Le départ de Papeete est prévu mardi dans l'après-midi. "Vu les bulletins météo, le départ est sûr à 95%", a estimé l'un des équipiers de Kersauson, Yannick Agaësse, joint par Tahitipresse. "Nous allons également tenter d'établir un temps sur la traversée entre Papeete et Los Angeles, mais seulement si la météo le permet", a-t-il ajouté.


07/11/05
 
 
News from San Diego (USA) : samedi 5 novembre en début de matinée (heure locale), après 12 jours de navigation depuis Papeete (4000 mn), Geronimo s'est amarré sur les pontons du Driscoll’s boatyard de Shelter Island. Les Américains ont mis les petits plats dans les grands puisque le trimaran a été escorté par le San Diego Water Police, l'US Coast Guard et le service des Douanes... Le team de Genuine Risk et l'équipe du San Diego Yacht Club avec le RIB’s assisting ont apporté leur aide pour la manoeuvre d'accostage. Les Français sont à pied d'oeuvre pour préparer la tentative de record sur la distance Los Angeles - Hawaii, prévue pour début décembre (record détenu par Brunon Peyron en 5 jours, 9 heures, 18 minutes et 26 secondes). En attendant, les élèves de l'école de voile du Yacht Club de San Diego pourront visiter Geronimo pendant une semaine.

11/11/05
 
 
Geronimo ready to go : une bonne fenêtre météo se présente, le départ du trimaran est prévu pour samedi matin à partir de 6h00. La mise en configuration de course de Geronimo (principalement avitaillement, dépose du moteur et installation d'un générateur) a été considérablement accélérée pour ne pas rater l'aubaine météorologique. Les dix Français bénéficieront pour la navigation et la tactique du renfort de deux Américains : Cam Lewis and Larry Rosenfeld. Pierre English, ami d'Olivier de Kersauson, avec lequel il a navigué sur les Pen Duick II, III et VI, sera également de la partie.

13/11/05
 
 
 
Retour à la case départ : Geronimo ayant franchi la ligne de départ samedi 12 novembre à 21:14:56 (TU), avec une vitesse moyenne de 14 noeuds, inférieure aux prévisions, le trimaran a rebroussé chemin. La moyenne du record est de 17.17 noeuds. Un tel handicap sur une performance de quelques jours aurait hypothéqué les chances de réussite. Un nouveau top départ sera donné aujourd'hui vers 16:00 (TU).

13/11/05
 
 
Nouveau départ : Geronimo a une nouvelle fois coupé la ligne de départ dimanche 13 novembre à 19:05:03 (TU) avec un vent relativement faible. Souhaitons leur de trouver de meilleures conditions au large du continent nord-américain.

14/11/05
 
 
Débuts difficiles : On en sait un peu plus sur les difficultés rencontrées. Les Américains sont flegmatiques et parlent d'un bouchon thermique récurrent qui barre la route aux vents de Nord à l'Ouest de Los Angeles. Olivier incrimine lui les météorologues. En tout état de cause ce n'est pas de bonne augure que de commencer un challenge à 5 noeuds de moyenne alors que le record est à 17 noeuds.

15/11/05
 
 
Ça fume : après la petite journée d'hier (330 mn - 13.75 noeuds) Geronimo a touché du vent fort avec rafales de 38 à 40 noeuds. Le bilan de la deuxième journée devrait être bon pour le tableau de marche. Objectif : gagner le plus vite possible vers l'Ouest, sur la route directe. Didier Ragot n'en dit pas long sur l'ambiance à bord mais c'est très parlant : "putain, ça fume ! ..."

16/11/05
 
 
Alright : Geronimo a couvert 500 mn dans son deuxième jour de course ce qui le remet dans les temps du record. " Ça roule, tout va bien ! " a déclaré Olivier de Kersauson.
Positionné par 30° 28 N et 130° 55 W, le trimaran a encore 1550 milles nautiques à parcourir en 89 heures, soit une moyenne de 17.40 noeuds.
Profondément marqué par son passage chez Bourvard, Olivier de Kersauson s'exerce à la philosophie ... :
" la pensée du jour : Le pire n'est jamais sûr, auquel vous rajoutez une pincée de, le meilleur n'est pas loin, auquel vous ajoutez l'indispensable adage en matière de pensée profonde : C'est après la foire qu'on compte les bouses. Vous l'aurez compris cette réflexion d'origine rurale se doit de modérer l'ardeur stupide du jugement téméraire."

17/11/05
 
 
 
Nouvelles du front : Geronimo est toujours dans de vives allures. Le dernier pointage le situe à 822 mn de l'arrivée, il doit maintenir une moyenne de 14.80 noeuds pour rester dans les temps du record. Le trimaran s'offre des pointes très prometteuses, à 30 noeuds. Cela fait des mois qu'Olivier de Kersauson n'avait pas goutté à la "belle glisse". C'est bon pour le moral. On croise les doigts.
A 550 mn de l'objectif la situation devient plus incertaine : "Nous ne faisons pas la route directe et nous espérons que la rotation du vent va s'accentuer pour nous permettre de faire le bon cap. Le système n'est pas alimenté de façon saine et ce système orageux pourrait nous contraindre à parcourir 800 milles, au lieu de 550, pour rejoindre Honolulu. Tout cela est bien fragile, nous ne sommes pas sur une autoroute paisible. Il y a peu de manœuvres, en réalité tout repose sur le doigté du barreur. Il faut beaucoup de talent pour négocier et anticiper les variations de vent et surtout la mer qui est doublement croisée. L'une vient de loin et du nord/ouest et l'autre, un clapot moche, qui nous vient de l'est/nord/est. Cam Lewis est un barreur d'exception, il a un vrai talent. Par rapport au reste de l'équipage, mis à part Didier Ragot, il fait marcher le bateau deux nœuds plus vite en moyenne. J'ai rencontré deux ou trois barreurs de ce niveau dans ma vie. En plus, il ne connaît même pas Geronimo. Il est marrant et un peu juvénile, ce qui ne gâche rien. ... Les hommes de quart s'émerveillent à voix haute. Course fluide de Geronimo dans un monde argenté ; Cam Lew is, magnifique virtuose  à la barre, relance sans cesse la course du bateau. Elégance et précision du geste, anticipation de la vague, glisse extraordinaire dans ce monde de bosses mobiles Assis avec Didier Ragot dans le cockpit on oublie la stratégie, le stress, envahis  par le bonheur de naviguer, on déconne sous la lune. Souvenirs, fou rires, tout s'emmêle. Cette nuit,  la  mer est à nous"

18/11/05
 
 
Record en vue : A la dernière vacation, il restait 250 mn à parcourir pour franchir la ligne d'arrivée. Le trimaran avancait à la moyenne de 25 noeuds ce qui permet d'envisager l'arrivée aujourd'hui à 11h 00 (TU) et un record en moins de 5 jours.
Dernières impressions : "Rien n'est fait, jusqu'ici on a fait un joli parcours. On est partis sur un handicap très lourd au départ avec dix heures de calme total. Là on est dans les temps où il suffirait qu'on aille à 14 noeuds sur la route pour être dans le temps du record et un tout petit peu plus vite pour le battre. Rien n'est fait, ça ne veut pas dire que rien n'est faisable, mais rien n'est fait... ".

18/11/05
 
 
Fin d'une histoire ? : Geronimo a franchi la ligne d'arrivé du parcours de la Transpac (Los Angeles - Honolulu) à 14 heures 36 minutes et 40 secondes (TU).
Olivier de Kersauson et ses hommes ont réalisé un temps de 4 jours 19 heures 31 minutes et 37 secondes pour effectuer les 2215 milles nautiques théoriques du parcours, soit une moyenne de 19,17 noeuds. L'ancien record est amélioré de près de 14 heures.
" Quand on était arrivé avec Tabarly, Colas et Pen Duick ici (à Hawaï, il y a trente ans), ils nous regardaient sans amitié, sans respect. On avait quand même mis une cinquantaine d'heures d'avance à l'ensemble de la flotte des gros maxi qui devaient couter quatre fois le prix du bateau qu'on avait. En plus ils n'avaient pas été vraiment sympa. Ça me fait vraiment plaisir de repasser aujourd'hui et puis d'enfoncer le clou. Et puis c'est un peu l'histoire des multicoques, Pen Duick IV c'était le premier multicoques existant, le premier trimaran digne de ce nom. Ça me fait plaisir d'avoir amené Geronimo sur la ligne de la victoire de ce record. On a toujours une histoire à terminer. Cette histoire Los Angeles - Honolulu, je voulais la terminer. Mes partenaires m'avaient dit que c'était d'accord pour qu'on aille le faire. Je suis content de l'avoir terminée, que cela se soit bien passé, que tout le monde soit content, qu'on ait bien enfoncé le clou là. "

Même si Olivier de Kersauson exprime sa joie dans cette vacation, on peut y trouver un brin de tristesse, de nostalgie et d'amertume avec peut-être l'annonce d'une fin de carrière : " On a toujours une histoire à terminer "...

Olivier de Kersauson

Tableau de marche de Geronimo
Composition de l'équipage
jour 1
330 mn
moyenne 13,75 noeuds
Olivier de Kersauson
Didier Ragot
Cam Lewis
Larry Rosenfeld
Pierre English
Jean Charles Corre
Antoine Deru
Philippe Laot
Xavier Douin
Lucas Zamecknick
Yannick Agaësse
jour 2
496,3 mn
moyenne 20,68 noeuds
jour 3
583 mn
moyenne 24,29 noeuds
jour 4
463,75 mn
moyenne 19.32 noeuds
jour 5
370,6 mn
en 19h et 31m
moyenne 19 nœuds
Distance totale parcourue
2243,65 mn
Distance orthodromique
2215 mn
Moyenne
19,17 noeuds

19/11/05
 
Projets : le site tahitipresse.pf annonce que Geronimo doit s'engager dans un nouveau défi en décembre : Hawaï-Tahiti. Ce challenge n'a jamais été évoqué par Olivier de Kersauson dans ses dernières déclarations. En principe les projets sont de rejoindre San Diego pour récupérer le moteur du trimaran puis de s'attaquer au record de la distance San Francisco - Yokohama en janvier 2006. A suivre ...

19/11/05
 
Du pain sur la planche : le site tahitipresse.pf fait état d'un prochain duel (avant juillet 2006) entre le véliplanchiste Robert Teriitehau et Olivier de Kersauson sur son trimaran Geronimo, entre l'atoll de Marlon Brando, Tetiaroa et l'île de Moorea, soit 60 kilomètres de haute mer. Le départ se fera à Tetiaroa et l'arrivée à Moorea à 500 m de la passe de l'Intercontinental Beachcomber de l'île.
Plusieurs hélicoptères permettront aux médias de suivre la course. Selon les organisateurs, Eurosports news, Thalassa, TV4 ainsi que des magazines allemands, japonais et autres supports médiatiques spécialisés dans le windsurf ou la voile aux USA, en Australie, en Italie, en Angleterre et en Hollande seront invités a rendre compte de cette première sportive en Polynésie française.