Olivier de Kersauson 2004
 
Les brèves de 2004 (page 2 sur 2)
 
 

10/07/04
Brest 2004

BREST 2004 : le régional de l'étape
photos © Yannick LE BRIS - http://www.photos-de-navires.com

18/09/04
 
Geronimo a repris sa place au ponton de Moulin Blanc après plusieurs mois de chantier.
Outre le carénage annuel, d'importantes réparations ont été effectuées après le Trophée Jules Verne 2004. Des essais en mer doivent suivre fin septembre et début octobre, puis retour au chantier pour "des transformations importantes". Geronimo est dors et déjà doté d'une nouvelle garde robe avec des voiles de North Sail.

27/09/04
 
Oryx Cup
 
Les skippers Loick Peyron (!!!-???), Tony Bullimore (Team Daedalus) et Olivier de Kersauson (Geronimo) ont assisté au Qatar à la cérémonie de présentation de l'Oryx Quest 2005 afin de confirmer leur participation dans la première épreuve organisée par QISE (Quest International Sports Events).
Cam Lewis (Team Adventure) serait aussi de la partie.
Deux autres maxi sont annoncés comme devant être également sur la ligne de départ le 5 février 2005 : Qatar 2006 et Cheyenne sans que l'identité des skippers ait été dévoilée.

Tracy Edwards a fait la déclaration suivante : " Bruno Peyron était mon héros autrefois. Ses succès à la voile sont légendaires. Cependant, son attitude égoïste et puérile lorsqu’il voulait faire couler les épreuves, me paraît pitoyable et lui donne une mauvaise image dans le monde de la voile. Nous avons perdu 20 millions de livres (plus de 26 millions d’euros), qui auraient aidé les équipes à se présenter sur la ligne du départ. Ceci est une conséquence directe de son comportement égoïste. Il peut faire ce qu’il a envie de faire et dire ce qu’il a envie de dire, parce que nous, nous nous battons pour que les autres bateaux puissent s’aligner sur la ligne du départ. Dommage qu’Orange II n’y assistera pas, même si nous les avons invités. "



 
Olivier de Kersauson

28/09/04
 
Caricature OdK
 
Oryx Quest 2005 : le choix de cette compétition qui ne laisse aucune place pour un Jules Verne 2005, s'inscrit de la part de Capgemini et Schneider Electric dans leurs objectifs respectifs de communication et de développement au Moyen Orient.
Du coté d'Olivier de Kersauson, cette participation répond au besoin actuel de se confronter dans des conditions identiques à ses concurrents directs après deux tours du monde de poisse :"Si on doit retrouver les mêmes conditions, autant ne pas être seuls, car, en course on prend tous la même chose. Etre bord à bord avec d'autres bateaux, ça me plaît bien : je recherche le combat et la performance." Les amateurs de compétitions océaniques ne peuvent que s'en réjouir. Le débat récurrent entre maxi cata et maxi trimaran sera peut-être tranché à cette occasion.
Le calendrier serait le suivant : chantier pour Geronimo jusqu'à fin octobre début novembre avec l'installation d'un mât basculant. Puis essais en mer suivis à partir de mi décembre d'un convoyage en direction du Qatar (6000 milles). Les concurrents seront attendus à Doha aux environs du 15 janvier 2005. Départ de la course le 5 février 2005.

29/09/04
 
OdK et Marie
 
Lors des préparatifs et convoyages 17 personnes vont tourner sur Geronimo avec occasionnellement UNE petite nouvelle mais de qualité : Marie Tabarly :-) ...
... mais aussi le départ remarqué d'Yves Pouillaude (18 ans de nav avec OdK), remplacé en qualité de chef de quart par Pierre Corriveaud.
Pour les prochaines années, le menu est devenu copieux pour Geronimo, ses partenaires ayant résigné jusqu'en 2007 : une course open par étapes en 2006 (sous réserves), Sydney - Hobart (et/ou Tour de l'Australie), Hong-Kong - Londres (Route du Thé) et peut-être une tentative de record San Francisco - Honolulu.

Canal +  
Olivier de Kersauson sera l'invité de l'émission "20h10 Pétantes" sur Canal+.
L'enregistrement de l'émission se déroulera le mercredi 6 octobre 2004 à 18h au studio SFP Boulogne à Boulogne Billancourt. Pour assister à l'émission il suffit de s'inscrire au 01 41 107 108.

03/10/04
 
Le Monde
 
"Geronimo" largue les amarres :
Après plus de dix années consacrées à la chasse aux records, Olivier de Kersauson va renouer avec les courses. Il sera en 2005 au départ de l'Oryx Quest, un nouveau tour du monde réservé aux grands multicoques.

Brest de notre envoyé spécial Gérard Albouy

C'était le dernier jour de l'été, mais les lourds nuages gris qui se bousculaient au-dessus de la rade annonçaient déjà l'automne. Tirant sur ses amarres dans le port de plaisance du Moulin Blanc, Geronimo, le plus grand trimaran du monde (34 m de long, 22 m de large), semblait piaffer d'impatience de reprendre la mer après ces longs mois où il avait été minutieusement ausculté, puis réparé.
Son deuxième tour du monde, conclu le 29 avril par un nouveau record du Trophée Jules-Verne (63 jours, 13 heures, 59 minutes et 46 secondes) avait laissé des traces. Les chocs répétés de la houle du Grand Sud avaient entraîné un délaminage des bras de liaison et du flotteur bâbord.

Olivier de Kersauson et ses seconds, Didier Ragot et Yves Pouillaude, ont aussi mis à profit cette trêve estivale pour réfléchir à des améliorations afin de répondre à l'augmentation de puissance des maxi-catamarans de la dernière génération, comme Orange-II, de Bruno Peyron.
Cap Gemini Ernst & Young et Schneider Electric, les deux commanditaires, ont en effet prolongé leur partenariat jusqu'en 2007, et la décision a été prise d'équiper le mât de vérins hydrauliques afin de le rendre basculant.

"C'est une option qui avait été envisagée avec les architectes (Marc Van Peteghem et Vincent Lauriot Prévost) dès la conception de Geronimo, tout comme la possibilité de rajouter des foils sous les flotteurs, comme pour les trimarans de 60 pieds (18,28 m), mais nous voulions d'abord avoir une meilleure idée des limites et du potentiel du bateau, explique le skipper breton. Les foils nous pénaliseraient de près d'une tonne dans le petit temps. Je ne suis pas sûr que ce soit rentable, mis à part pour une tentative de record de la traversée de l'Atlantique, où l'on peut attendre une météo optimale. Le poids supplémentaire n'est que de 250 kg pour un mât basculant, qui améliorera les performances dans 60 % à 70 % des allures.

"
En attendant d'être doté du nouveau mât pour l'Oryx Quest, le tour du monde réservé aux multicoques de plus de 100 pieds (30,48 m), qui doit partir de Doha (Qatar) le 5 février 2005, c'est avec l'ancien que Geronimo effectue quelques sorties d'entraînement.

La surface de ce mât de 43 mètres de haut, ajoutée à celles de la coque centrale et des deux flotteurs, offre déjà une telle prise au vent, qui souffle ce jour-là à 20-25 nœuds (39 à 46 km/h), que la sortie du port se révèle délicate. Deux gros Zodiac, équipés d'un moteur de 300 chevaux pour l'un, de deux moteurs de 200 chevaux pour l'autre, ne sont pas de trop pour empêcher ce géant aux flotteurs fragiles de heurter les pontons.

C'est avec soulagement que l'équipage retrouve l'eau libre. Les quatre colonnes de moulins à café qui actionnent un énorme winch permettent de hisser la grand-voile jusqu'au deuxième ris en moins de trois minutes. Le solent (petite voile d'avant) est établi. Même s'il ne dispose pas du même potentiel d'accélération que les trimarans de 60 pieds, beaucoup plus légers, les chiffres de vitesse semblent s'affoler sur le compteur de Geronimo pour atteindre et dépasser très vite 25 nœuds. La longueur des bords à tirer pour remonter face au vent est forcément limitée dans la rade. "On va virer", annonce simplement Olivier de Kersauson à la barre. Chaque équipier est instantanément à son poste pour enchaîner les manœuvres. "On a passé beaucoup de temps en mer ensemble, raconte le skipper. Ça a créé un état d'esprit qui me rappelle celui qui régnait à bord des Pen-Duick avec Eric - Tabarly -."

Par rapport au dernier Jules-Verne, l'équipage a été partiellement renouvelé. Yves Pouillaude, le responsable des systèmes embarqués (informatique, électronique et transmissions), qui a été de toutes les campagnes depuis 1987, a choisi, à 53 ans, de rester désormais à terre. Il est remplacé comme chef de quart par Pierre Coriveaud. Quelques nouveaux visages apparaissent. Comme celui de Marie Tabarly, fille d'Eric et marraine de Geronimo. Le convoyage vers Doha à la mi-décembre servira de test pour certains d'entre eux.

A l'approche du goulet, le vent a forci à 35 nœuds (65 km/h). La rade est déserte, à l'exception d'un bâtiment et d'un hélicoptère de la marine qui trahissent le retour imminent, sous haute surveillance, d'un sous-marin nucléaire après une plongée de soixante-dix jours sous les océans.

Un trimaran de 60 pieds devrait réduire son allure pour ne pas exploser. Geronimo continue de tailler sa route en force, à plus de 30 nœuds (57 km/h), en faisant exploser les vagues. Ces impacts, ajoutés aux bruits du vent dans les voiles, de l'eau sur la coque et les flotteurs en carbone, aux craquements de la structure et des tensions sur les écoutes, rendent tout dialogue impossible. Le grand trimaran dégage une sensation de puissance et de violence inouïes."

Geronimo a un potentiel de puissance et une capacité d'impact vraiment extraordinaires, explique Olivier de Kersauson. C'est quand même 20 tonnes lancées à 30 nœuds ! Le risque, c'est d'oublier de gérer cette puissance et la force d'inertie engendrée par le poids lorsque l'état de la mer réclame une grande vigilance. C'est nous qui devons emmener le trimaran à 37 ou 40 nœuds (68 ou 74 km/h) sans risquer la casse et surtout pas l'inverse. Ça doit être un choix de pilotage.

"Dans des conditions beaucoup plus musclées, on ose à peine imaginer l'enfer vécu l'hiver dernier par l'équipage lors de ses "dix jours de survie" à l'approche du cap Horn, attaqué par des lames de travers soulevées par un vent glacial de plus de 60 nœuds (110 km/h) venu de l'Antarctique. L'épisode restera gravé dans les mémoires, même si, par pudeur, il n'est plus évoqué aujourd'hui. "C'était cauchemardesque, avoue Olivier de Kersauson. Si je devais retrouver des situations aussi hostiles, je n'y retournerais pas."

Pour la dixième fois, le détenteur du Trophée Jules-Verne repartira pourtant cet hiver pour un tour du monde. Cette fois, il connaît son jour de départ, le 5 février, puisque, pour la première fois depuis le Tour de l'Europe en 1987, il va participer à une course avec les plus grands catamarans.

"Ces dernières années, nous nous battions surtout contre la météo, explique-t-il. Ça fait du bien de changer d'adversaire. Psychologiquement, c'est plus facile d'être en course que pour un record. Nous avons l'expérience des conditions hostiles, et chaque fois que nous nous sommes retrouvés dans des situations similaires avec un autre concurrent nous avions le sentiment de le dominer. Le changement viendra aussi du parcours. Par rapport aux autres tours du monde, l'Oryx Quest innovera en nous permettant de traverser l'océan Indien dans le sens nord-sud pour le départ, puis l'arrivée à Doha, et, surtout, de découvrir enfin le sud de l'Atlantique entre le Horn et Bonne-Espérance."

Thalassa
 
Vendredi 22 octobre 2004 Olivier de Kersauson a été l'invité de Thalassa sur France 3. Il a la grande forme et fait toujours dans l'humour. Un journaliste de Thalassa lui a dit : Franck Cammas dit que c'est plus facile de battre le Jules Verne que de gagner la Route du Rhum. Réponse d'Olivier : "Cela peut se dire quand on a gagné la Route du Rhum et que l'on a battu le Trophée Jules Verne. A ce moment là on peut comparer. Je ne pense pas qu'il ait fait ni l'un ni l'autre. ... Je ne crois même pas qu'un garçon fin et bon marin comme lui ait pu dire un truc pareil. ... C'est pas parce que c'est dans les journaux que c'est vrai, à votre âge vous devriez commencer à le savoir."

 
Olivier de Kersauson

04/11/04
 
Geronimo de retour : après un chantier de 3 semaines à Vannes, Geronimo est rentré ce matin à Brest, doté d'un système devant permettre au mât de basculer. C'est une première sur un trimaran de cette taille. Malgré le poids supplémentaire, Geronimo devrait profiter de meilleures performances. L’effervescence règne autour du trimaran qui doit maintenant procéder à des essais et réglages en mer avant de partir vers mi-décembre en convoyage pour le Qatar, accompagné de son frêre ainé (à moteur), Océan Alchimiste, dirigé par Yves Pouillaude.
Yannick Le Bris à réalisé un superbe reportage photo avec de nouveaux moyens matériels.

 
Geronimo

15/11/04
 
Oryx et périls ? : l'épreuve semble bien mal engagée puisque à 3 semaines du départ du convoyage vers Doha, Olivier de Kersauson est le seul inscrit ferme pour ce tour du monde. De plus les préparatifs à Brest semblent très mous et ne correspondent pas à ce que l'on a l'habitude de voir en pareille circonstance. Loïc Peyron est sur la touche, les autres sont très incertains. Alors un nouveau Jules Verne pour Geronimo ? Une "régate" avec Bruno Peyron ?

Handicap  
Tout le monde savait qu'Olivier de Kersauson avait une âme et voici maintenant qu'il prouve qu'il a aussi du coeur. Olivier est le parrain de la Semaine pour l'Emploi des Handicapés du 15 au 20 Novembre 2004. Il a fait parvenir le message suivant aux organisateurs : "Je crois beaucoup en ceux qui ont dû payer au quotidien quelque chose de plus que les autres, ils deviennent intellectuellement plus athlétiques"
Si il y en a un qui apprécie ce geste, c'est bien moi ...

France 2  
Olivier de Kersauson a été l'invité de l'émission Vivement Dimanche le 21 novembre 2004 sur France 2. Il y a confirmé sa participation à l'Oryx Cup en Février, départ à Doha (Qatar). Marie Tabarly sera du voyage au moins en ce qui concerne le convoyage et + si ...
La deuxième partie de l'émission fut sompteuse avec un Kersau à 150 % de ses moyens intellectuels. Humour, intelligence, vivacité, causticité ... rien que du bonheur.
Les annonces faites de cette émission par les journaux TV ont été très généreuses avec Olivier puisque l'on a pu lire : " ... puis, de 1997 à 2001, il gagnera cinq fois le trophée Jules Vernes, avant de battre en 2004, à bord de son trimaran géant Géronimo, le record de Bruno Peyron, mais pas celui de l'américain Steve Fossett ..."
Pour mémoire, Olivier de Kersauson n'a pas navigué entre 1997 et 2002 ...

Olivier de Kersauson

26/11/04
 
Départ reporté : Le site officiel annonce un report au tout début janvier 2005 du départ de Geronimo pour son convoyage vers Doha (Qatar). Des problèmes de sécurité à l'escale de Djibouti sont évoqués. Ce nouveau délai permettra sans aucun doute à Tracy Edouard de mettre de l'ordre dans la liste des participants à cette compétition. Les difficultés rencontrées dans la recherche de sponsors réduisent les candidatures à une peau de chagrin, ce qui n'empêche pas l'annonce de nouvelles épreuves (la route des Epices Groix - Ile Maurice).

28/11/04
 
Coup de chapeau : à Ellen MacArthur qui a engagé son tour du monde en solitaire sur multicoque en franchissant la ligne de départ d'Ousessant à 8h 10m 44s GMT à bord de Castorama B&Q. Elle devra être revenue avant le 9 février 2005 à 7h 4m 6s GMT pour battre le record établi par Francis Joyon en 72j 22h 54m et 22s.

Snsm  
La SN - SM pour la SNSM : chaque semaine voit l'annonce d'une nouvelle compétition vélique, mais une fois n'est pas coutume la SN - SM (St Nazaire - St Malo) a de la gueule. Il s'agit d'établir un record entre les deux cités, le challenge est ouvert à tous les bateaux, sous toutes les formes, c'est-à-dire en solitaire, en double ou en équipage. La moitié des droits d'inscriptions seront reversés à la SNSM, l'autre moitié servira à constituer une cagnotte pour la dotation en cas de nouveau record.
Un temps de référence sera établi en avril 2005 par cinq parrains : Olivier de Kersauson, Michel Desjoyeaux, Alain Gautier, Bruno Peyron et Ellen MacArthur.
Une course en flotte, ouverte à tout le monde se déroulera ensuite du 14 au 18 juillet 2005 pour attribuer le 1er Trophée du record. Enfin, à partir d'août 2005, chacun pourra, à sa guise, s'élancer sur le parcours pour tenter sa chance.

16/12/04
 
La fièvre monte à Brest : une activité intense règne autour du trimaran, les journées sont devenues longues : les équipiers travaillent jusqu'à 22 heures, sous les projecteurs.
Le site officiel annonce que Geronimo est pratiquement prêt à quitter son port d'attache pour Doha. L'avitaillement est chargé, de même que les voiles et le matériel. Le départ pourrait intervenir le 26 décembre.

France 2  
OdK sur la " Perle " : " Le métier de sous marinier est un métier d'intelligence appliquée, il n'y a pas de sous-marin sans réflexion, il n'y a pas de conduite de sous-marin sans un vrai engagement. Il faut y mettre sa tête, son coeur et ses couilles. C'est pas un métier où on peut faire semblant. L'erreur d'un seul peut être la mort de tous Tout le monde est indispensable, tout le monde se connaît, tout le monde se respecte. C'est cela qui fait l'esprit de corps. C'est humainement très impressionnant. "


 
Olivier de Kersauson et Drucker

28/12/04
 
Didier Piron  
Derniers prératifs : des figures très connues fourmillent autour du "groupe naval" d'Olivier de Kersauson : Didier Ragot, Yves Pouillaude, Marie Tabarly, Didier Piron ... et de très nombreux spectateurs. Geronimo et Ocean Alchemist doivent quitter le port de plaisance de Brest demain mercredi entre 8 h et 9 h, en direction de Gibraltar. Après la traversée de la Méditérranée, ce sera le passage du canal de Suez pour rejoindre le Golfe d’Aden, puis la mer d’Oman avant d’entrer dans le Golfe Persique. Convoyage de 6200 milles pour rejoindre Doha au plus tard le 26 janvier 2005.
Cette traversée sera l'occasion de tester les hommes et le matériel avec en particulier ce fameux mât basculant de 0 à 8° et de nature à améliorer les performances de Geronimo de 2.5 %, soit 1.5 jour sur un tour du monde.

29/12/04
 
Geronimo  
Geronimo a quitté Brest, sans Marie Tabarly : " On a décalé l'appareillage car la mer est agitée aujourd'hui. Nous sommes chargés comme des mulets avec la nourriture et le gasoil, alors on a préféré attendre un peu afin d'avoir une mer plus rangée. On part pour un convoyage un peu long, mais ça va être marrant de passer Suez avec les deux bateaux. Ce sera notre bateau-assistance. Il pourra, si besoin, nous ravitailler en gasoil, voire nous remorquer dans les zones sans vent. Si on veut être à Doha vers le 19-20 janvier, il nous faut parcourir environ 300 milles par jour. En remorque, « Ocean Alchimist » peut nous tirer à 16 nœuds de moyenne. Après deux années consécutives consacrées au Trophée Jules Verne, où on a avalé quelques couleuvres météorologiques, je ne boude pas mon plaisir de naviguer en course. Je suis content de me présenter sur une épreuve où les concurrents font le poids. Nous serons 11 à bord et, à Doha, deux équipiers resteront à terre. Marie Tabarly ne sera pas du voyage car elle s'est blessée à la cheville. Elle ne sera pas rétablie avant sept semaines. C'est injuste pour Marie car elle était parfaitement dans le coup, mais je ne peux pas prendre le risque d'avoir un équipier diminué. "
Le quatrième larron est maintenant connu, il s'agit du trop célèbre Cheyenne skippé par David Scully qui est à l'origine de tous les records à la voile, en multicoque décrochés par Steeve Fossett.

 
Geronimo et son équipage
copyright http://www.photos-de-navires.com

31/12/04

 
Geronimo