Olivier de Kersauson 2004
   
Les brèves de 2004 (page 1 sur 2)
 


01/01/04
Stanby météo : Olivier de kersauson et son équipage sont entrés en phase de standby météo à Brest pour une nouvelle tentative du Trophée Jules Verne. Cette nouvelle année sera riche en la matière puisque deux autres départs sont annoncés pour les prochaines semaines : Steve Fossett sur Cheyenne et Bruno Peyron sur son nouveau catamaran Orange II. (Tracy Edwards sur Qatar 2006 semble avoir jeté l'éponge pour cette année)
Dommage qu'ils ne partent pas tous en même temps, nous aurions eu une superbe régate ...

09/01/04
Geronimo attend son heure. Depuis le 20 décembre Olivier de Kersauson prend son mal en patience. Geronimo est prêt à s'élancer à la chasse au record du trophée Jules-Verne détenu par Bruno Peyron depuis 2002. Mais à Brest, le skipper attend des conditions météo plus favorables et garde en tête la mésaventure de l'année dernière.
« On est prêt depuis le 20 décembre, mais il n'y a pas grand-chose pour l'instant du côté météorologique. Peut-être d'ici sept ou huit jours, mais ce n'est pas encore sûr. » En attendant l'équipage peaufine les ultimes réglages de Géronimo. S'il reste discret sur les modifications techniques apportées au bateau, Olivier de Kersauson est plus disert sur une préparation dans laquelle les sorties en mer ont été nombreuses. « Nous avons beaucoup navigué », relève-t-il, tout en soulignant la bonne intégration des trois nouveaux équipiers (Xavier Briault, Armand Coursaudon et Philippe Laot). « Ils se sont vite adaptés au bateau, mais ce n'est pas bien compliqué. »
Comme l'an passé, Géronimo s'attaque au trophée Jules-Verne en devant composer avec la concurrence. Sur Orange II, Bruno Peyron devrait partir en février tandis que Steve Fosset vient de mettre en émoi le monde de la mer en refusant de s'acquitter des droits d'inscription du trophée... tout en étant sur le point de mettre les voiles avec Cheyenne pour faire la course «Fosset fait ce qu'il veut, c'est son problème ... c'est un trophée fondé sur l'honneur et l'élégance, mais personne n'est obligé d'y adhérer».
Cette concurrence ne bouleverse pas Olivier de Kersauson, son seul objectif étant de faire mieux que les 64 jours 8 h 37'24'' réalisés par Bruno Péron en 2002. « Notre vrai challenge, c'est de faire péter le record. Peyron et Fosset ont un beau bateau et ce serait bien que l'on parte en même temps. Mais on pense à la concurrence une fois sur l'eau, pas avant. » (source Ouest France)

12/01/04
Cheyenne repasse en code rouge : Steve Fossett a annulé tout départ jusqu'à la semaine précédant le 26 janvier. Le catamaran était prêt, l'avitaillement sur le point d'être chargé à bord. Les prévisions météo annoncent la formation d'une haute pression au niveau du Portugal, donc pas de vent. Un peu juste au niveau financier en ce moment, le milliardaire Américain ne peut règler les 30000 Eur de droits d'inscription ... A quand un Cheyennethon pour l'aider ?

15/01/04
Duels au sommet : FOSSETT prêt à se battre contre PEYRON, KERSAUSON prêt à se battre contre PEYRON, PEYRON bientôt prêt à se battre contre PEYRON. La guerre des communiqués est engagée : Olivier de Kersauson, détendu et affable, annonce qu'il n'embarquera que 60 jours de vivres !!! Fossett en prévoyant 8 jours pour rallier l'Equateur prouve que le véritable combat sera livré dans le Sud. (OdK avait mis 6 jours et demi en 2003). Ce début d'année 2004 va nous offrir un spectacle royal où les hommes et le matériel seront poussés au dela de la norme. Le gagnant de cette "régate" et peut-être futur détenteur du Trophée Jules Verne sera le multicoque qui osera descendre le plus au Sud sans casser.
Pour le moment, il n'y a pas de fenêtre météo prévisible avant la fin du mois de janvier.

19/01/04
Code Yellow pour Cheyenne : Steve Fossett envisage un départ samedi 24 janvier et quittera les quais de Plymouth au plus tard vendredi après midi pour se positionner dans la nuit a proximité de la ligne de départ. (Cap Lizard - Ouessant)

22/01/04
Steve Fosset en route pour Plymouth : le skipper de Cheyenne vient de quitter les Etats Unis pour rejoindre son équipage. Le code Vert est envisagé pour le prochain week end avec un système météo acceptable malgré un manque de vent prévisible au niveau des Canaries. Aucune information sur Olivier de Kersauson !!!

23/01/04
Cheyenne repasse en code rouge : les météorologues Anglais annoncent une forte dégradation des conditions de vent au niveau de l'équateur. Tout départ de Cheyenne est maintenant reporté à la 2ème semaine de février.

30/01/04
Olivier de Kersauson donne le feu vert à Tracy Edwards : Maiden Ocean Racing Qatar vient d'annoncer le soutien et la participation d'OdK à l'Oryx Cup 2005 (tour du monde sans escale au départ du Solent en Angleterre) et à The Quest 2006 (tour du monde avec escales). Cette annonce en etonnera plus d'un et surtout ... Bruno Peyron !

31/01/04
Orange II à Lorient : Bruno Peyron dresse un premier bilan technique positif après des essais de six semaines dans des conditions de vent et de mer fortes. La sélection de l'équipage est en cours, 14 places à bord et une légion de candidats. Priorité est donnée aux anciens de 2002. Le Baptème d'Orange II aura lieu le 11 février prochain à la Trinité sur Mer.

03/02/04
 
 
Chapeau bas Mr JOYON ! En toute discrétion, vous venez d'écrire l'une des plus belles pages de l'histoire de la marine moderne en bouclant un tour du monde en solitaire en 72 jours 22 heures 54 min et 22 sec. Non seulement vous pulvérisez le record qu'Olivier de Kersauson détenait en 125 jours depuis 1988, mais en plus vous entrez dans le club très fermé des navigateurs qui ont effectué un tour du monde en moins de 80 jours : Peyron, Kersauson, Blake. Cerise sur le gateau, au palmares du Trophée Jules Verne vous seriez 3ème ... si son règlement avait prévu les tentatives en solitaire.
Ce record est accroché pour un bon moment.

05/02/04
We're Going ! Code vert pour Steve Fossett qui juge les prévisions météorologiques suffisamment bonnes pour se lancer dans une tentative de Tour du Monde. Cheyenne et son équipage envisagent de quitter le port de Plymouth vendredi après-midi pour prendre la direction de la ligne de départ Cap Lizard - Ouessant et avaler les 21760 miles nautiques théoriques du parcours. Cheyenne doit en principe la franchir samedi matin entre 3 h et 12 h GMT. Il faut noter que depuis quelques jours, sur le site officiel de Fossett, il n'est plus fait allusion au Trophée Jules Verne, ce qui semble confirmer que pour de curieuses raisons financières cette tentative se fera non pas pour conquérir le Trophée, mais uniquement le record de Bruno Peyron. (My God !!!)
Compte tenu de la date tardive du départ, le Français Thomas Coville a du renoncer au challenge, pour préparer ses projets nautiques 2004 personnels.

06/02/04
Peyron révise les fractions : extrait d'une interview réalisée par sports.fr
Question
: Pensez-vous être capable de boucler le Jules-Verne en moins de 60 jours dans des conditions idéales ?
Peyron : Il n'y a jamais de conditions idéales. Sur ce tour du monde, il y a à peu près six partiels, deux à la descente, deux en bas, deux à la remontée. On a bien regardé toutes les tentatives depuis notre première en 93, c'est intéressant de noter qu'à chaque fois, il y a eu le même pourcentage (un tiers-un tiers-un tiers) de bonnes conditions, de très mauvaises et de moyennes. La meilleure démonstration pour ceux qui parlent de 60 jours et à mon avis rêvent un peu, c'est que si on additionne les meilleurs partiels de toutes les tentatives, on est déjà à 59. C'est donc quasiment impossible car on n'aura jamais les conditions qui nous permettront de faire ça.
Question : Vous pensez que Cheyenne ou Geronimo prendront le record ?
Peyron : Oui, parce qu'on sait qu'on n'a pas beaucoup poussé en 2002, ils ne peuvent pas casser ou mal naviguer tous les deux ! Et comme manifestement, ils ont pas envie de nous attendre ...

07/02/04
Cheyenne a franchi "sa" ligne de départ ce matin à 5 h 10 m et 35 s : pour battre le record de Bruno Peyron, il devra être revenu avant le 11 avril 2004 à 13 h 46 m et 59 s. Pas d'information en provenance de Moulin Blanc, par contre le team de Cheyenne et celui d'Orange II annoncent que le départ d'Olivier de Kersauson aura lieu ce week-end.

08/02/04
En attendant que les choses sérieuses commencent, je ne peux résister au plaisir de faire partager un extrait de l'article du Télégramme rendant hommage à Francis Joyon :
"Une belle légende - Depuis mardi matin, on dit et répète que Francis Joyon est « entré dans la légende de la voile ». Comme toujours, quand l'émotion me prend, je consulte le dictionnaire. J'aime savoir pourquoi mon cœur bat. Au mot « légende », j'ai trouvé, parmi quelques autres, une belle définition : « Texte qui accompagne une image et qui lui donne un sens ».
Oui, monsieur, votre course est une belle légende. Car elle donne plus de sens à notre planète.
Votre vitesse m'intéresse moins que ce qui l'a rendue possible : ce formidable dialogue avec vous-même, la mer et les vents.
Les enfants d'albatros sont des chevaliers.
Kenavo ar sizhun all."

08/02/04
Communiqué du team Geronimo : aujourd'hui, le trimaran français est paré pour relever à nouveau le défi. Les conditions météo annoncées pour les 48 heures à venir rendraient possible un départ dans la soirée. Le trimaran quittera alors le ponton du port militaire en milieu d'après-midi pour aller se positionner au large de Ouessant.
Une décision définitive sera prise dans la soirée.

11/02/04
Jour 3 - Orange a été baptisé à la Trinité sur mer. Au même moment le site officiel a ouvert ses pages. Il sera le seul à proposer une carte comparative sur l'évolution simultanée des 4 multicoques.

14/02/04
Retour sur la cotisation de Fossett. Etrait de l'interview réalisée mi-janvier 2004 par l'Humanité :

Question : Le fait d'être trois sur la ligne de départ cette fois-ci induit-il une stratégie dans le choix du moment de l'appareillage et la navigation qui s'ensuit ?
OdK : "Nous ne sommes que deux. Peyron et moi.

Question : Que faites-vous du milliardaire américain Steve Fosset ?
OdK : " Il n'est pas inscrit dans le Jules-Verne. Il ne fait pas le Jules-Verne. Je ne sais pas ce qu'il fait... Il ne veut pas payer son inscription".

Pourquoi ?
OdK : " C'est un mauvais choix de sa part. Le record du tour du monde s'est fait sur ce parcours-là dans le cadre du Jules-Verne. C'est son problème (il ronchonne)".

Question : Et s'il part sans payer et qu'il bat le record ?
OdK :" Attendez... (il élève la voix) Le règlement du Trophée Jules-Verne est clair : on ne peut y participer sans prévenir longtemps à l'avance de son départ. Afin que des hommes du Jules-Verne viennent regarder votre bateau pour voir s'il y a bien le bon matériel. Un exemple ? Si on retire le mouillage, cela fait déjà 200 kilos de moins... Le Jules-Verne n'a pas été créé pour le plaisir de faire des règlements. Le Jules-Verne a été créé par des marins pour qu'une épreuve appartenant à des marins soit gérée par des marins et qu'il n'y ait pas d'organisateurs en peau de lapin qui viennent décider ce que l'on fait. C'est d'une simplicité totale ! Pourquoi faut-il payer pour entrer ? Parce que s'il n'y a pas d'avocats pour défendre le nom Jules-Verne, le concept, etc., tout le monde essaierait de nous le confisquer. On l'a fait pour garantir une pureté au Jules-Verne. Vous avez déjà vu des banderoles ? Non, c'est le Trophée Jules-Verne, point. C'est propre, élégant, maritime. Pour ça, des gens comme Peter Blake, Peyron, MacArthur, moi où Tracy Edwards nous avons tous payé 30 000 euros. Pas pour se faire un petit club restreint, puisqu'on accueille volontiers des gens. Mais pour justement que ce trophée conserve toute son énergie. Quand un mec prétend venir s'attaquer au record du tour du monde qui n'a été accompli que sur le Trophée Jules-Verne, sans y participer je ne trouve pas ça bien. À ce moment-là, il ne faut pas qu'il vienne couper la ligne de départ du Jules Verne. En plus son éventuel record à l'arrivée ne pourrait exister qu'en fonction des temps déjà établis depuis 1993. J'ai du respect pour Fosset, pour ce qu'il a fait, mais je trouve un peu dommage qu'il ne vienne pas nous aider à conforter le Jules-Verne. En plus, nous ne sommes que trois à l'avoir décroché, cela serait bien qu'il y en ait un quatrième ".

18/02/04
Orange est en piste : c'est à 7 h 41 m TU qu'Orange II a franchi la ligne de départ. Pour battre Orange, son frère ainé, il devra être revenu avant le 22 avril à 16 h 17 m 24 s TU. Souhaitons leur bon vent.
Avant le départ, Bruno Peyron a déclaré :
«Nous n'avons pas le choix. Je me doutais que Fossett et Kersauson ne nous attendraient pas. Ils ont pris leur décision et je préfère ne pas faire de commentaires. Je suis juste frustré d'être privé de combat. En plus de la stratégie météo que l'on trouve sur une tentative de record, la régate nécessite de la tactique. C'est encore plus intéressant ... Pour gagner, il faut déjà arriver. Donc le record des 24 heures ou un tour du monde en moins de 60 jours ne sont pas d'actualité. Mes objectifs sont les mêmes : concentration, lucidité, ambition et humilité
Se basant sur la somme des meilleurs temps de référence enregistrés à ce jour sur tout le parcours, Bruno Peyron pense qu'il n'est pas possible de descendre en dessous des 60 jours. A suivre ...

Geronimo approche de la pointe nord-ouest de l’Espagne, il est attendu demain soir ou vendredi à Brest. Dès la mise à quai effectuée, les gennakers seront acheminés chez le voilier pour modifications. La voilerie a mis en place tous les moyens disponibles pour remettre en état les voiles concernées dans les plus brefs délais.
L’avitaillement sera complété pour compenser les 10 jours d’aliments déjà consommés et le trimaran sera alors prêt à se relancer sur le parcours. Le skipper et la cellule météo sont dors et déjà concentrés sur l’étude du nouveau départ.
Olivier de Kersauson considère qu'Orange 2, qui s’est élancé ce matin avec une belle et large fenêtre météo est « un sérieux client », sûr et expérimenté, avec un catamaran high-tech de taille et de puissance extraordinaires. Geronimo se sent bien petit face à ce nouveau lièvre, mais cela ne lui retire point son appétit

19/02/04
Peyron frappe très fort : sur la première journée de navigation, Orange II a parcouru près de 100 miles nautiques de plus qu'Orange en 2002. Le catamaran que l'on disait puissant mais lourd est peut-être seulement très puissant !...

19/02/04
 
 
Abandon d'Orange II sur incident technique : grosse surprise sur le Jules Verne 2004, Bruno Peyron rebrousse chemin à la suite de la perte d'une crashbox sur l'étrave tribord (élément d'une trentaine de centimètres qui, placé aux extrémités du bateau, permet d'absorber les chocs contre d'éventuels débris flottants).
Déclaration du skipper : « Ce qui nous est arrivé ne nous permet pas de continuer la course mais nous sommes encore suffisamment proches du départ pour pouvoir revenir, réparer notre avarie et reprendre un départ.
On n'a pas d'explication à ce problème parce qu'on est sûr de ne rien avoir touché. Personne n'a rien senti à la barre.
Il est possible que cet élement sensé servir de fusible soit un peu faible.
Le problème actuel est que nous nous trouvions dans des conditions de vent et de mer exceptionnelles pour continuer notre glisse au portant, et que nous allons devoir maintenant remonter au près contre un vent de 35 noeuds.
»

23/02/04
 
 
Cheyenne : avarie de gréement.
Victime d'une avarie de gréement alors qu'il comptait un jour d'avance sur le record de Bruno Peyron, Cheyenne a un moment envisagé de faire route sur le Cap de Bonne Espérance distant de 1000 miles nautiques.
Steve Fossett et son équipage ont réussi à réparer avec les moyens du bord et ont ainsi pu reprendre leur cap initial.

09/03/04
 
 
L'année des records ... Jean Luc Van Den Heede a bouclé le tour du monde en solitaire contre vents et courants, sur son monocoque Adrien, en 122 jours 14 heures 3 minutes et 49 secondes. Il améliore de 29 j 5 h 50 m 47 s le précédant record qui était détenu par Philippe Monet depuis le 9 juin 2000. VdH avait fait trois tentatives infructueuses.
C'est le deuxième record mythique fracassé cette année avec la performance réalisée début 2004 par Francis Joyon en multicoque. Victoires de deux marins hors normes, mais également de deux hommes humbles et au grand coeur. Ces nouveaux temps de référence sont en béton. Jamais deux sans trois ?
Fossett est un sérieux postulant pour le 3ème record (tour du monde sans escale, en équipage, sur multicoques). Au 30ème jour de navigation, il compte près de 4 jours d'avance (2200 milles nautiques) sur le record de Bruno Peyron ...
Mais Olivier n'a pas dit son dernier mot !

13/03/04
Thomas Coville parle de Cheyenne qui a 4 jours d'avance : « Presque tous les jours, je suis en contact avec le bateau, par e-mail, notamment avec Jack Vincent. Jack est confiant : ça bosse dur à bord, mais il y a une super ambiance. Je pense qu'ils vont arriver au Horn avec 4 ou 5 jours d'avance et, qu'ensuite, ils vont gérer cette avance lors de la remontée de l'Atlantique. En effet, au près, « Cheyenne » n'est pas très à l'aise : il est difficile à barrer. Ils vont donc chercher à ménager le matériel qui a souffert. Je me suis amusé à faire des calculs : s'ils arrivent au Cap Horn avec 4 jours d'avance, ils devront assurer une moyenne de 13 nœuds par 24 h pour battre le record. C'est largement jouable, même s'il convient d'être prudent car la ligne d'arrivée est encore loin »
A titre de rappel Steve Fossett a choisi de ne pas faire le tour du monde dans le cadre du Jules Verne, mais sur la base des règles de la WSSRC qui sont les suivantes : il faut que le concurrent parte et revienne au même point, qu'il franchisse les trois caps, qu'il avale au moins 21.600 milles, qu'il croise tous les méridiens de longitude au moins une fois et enfin qu'il coupe l'équateur.

14/03/04
 
 
Avarie de gréement pour Cheyenne : le chariot de têtière de grand-voile situé le long du mât s'est arraché de son rail, causant des dégâts à 30 mètres de haut. Fossett prévoit de passer le Cap Horn sous grand voile réduite (équivalent à 2 ris) et de rejoindre les eaux calmes des Malouines pour tenter une réparation : « Si nous ne pouvions pas réparer, nos chances de battre le record seraient compromises » Au 36ème jour de mer le catamaran comptait 5 jours d'avance sur le record. La mécanique a certainement été mise à très rude épreuve durant la fantastique traversée de l'océan Indien réalisée par Cheyenne. Aucun abandon n'est annoncé pour l'instant.
Olivier de Kersauson a toujours considéré que « La priorité d'un tour du monde est de ramener les hommes, le bateau, et enfin le Trophée. »

15/03/04
 
Steve Fossett a annoncé avoir réparé son avarie de chariot de têtière de grand voile. Cheyenne reprend sa navigation avec 4,5 jours d'avance.

02/04/04
 
Bruno Peyron et Tracy Eward réunis à la barre ! Mais c'est devant les tribunaux que cela se passe : "Bruno Peyron et sa société The Race Event ont assigné devant les tribunaux français Tracy Edwards pour concurrence déloyale et préjudice porté à l'égard des événements organisés par la société. La navigatrice britannique, forte du soutien de capitaux du Qatar, a en effet mis sur pied pour 2005 et 2006 un circuit réservé aux multicoques géants qui, selon Bruno Peyron, ressemble point pour point au projet qu'il a mis en place et qu'il souhaitait pérenniser." (info sports.fr)
Au delà de l'exploit sportif incontestable, les innocents qui s'extasient benoîtement devant le tour du monde de Fossett devraient méditer un peu sur les conséquences de sa victoire sur l'existence même du Trophée Jules Verne ... Il serait bien naïf d'imaginer que des raisons financières puissent être à l'origine de sa non participation au challenge.

10/05/04
 
Olivier de Kersauson et son équipage ont reçu la médaille de la ville de Brest des mains de son Maire et un chèque de 1000 euro pour chacun. Cette récompense est remise à tout équipage qui s'engage sur le Trophée Jules Verne en faisant un standby à Brest d'au moins 48 heures avant le départ et revient à Brest à son retour en restant une nouvelle période de 48 heures dans le port. Par ailleurs, Olivier de Kersauson, président de l'association Tour du monde en 80 jours, va engager des démarches auprès du Musée de la Marine à Paris afin que le Trophée Jules Verne soit exposé à Brest pendant l'année 2004.