Trophée Jules Verne 2019
   
Tentative de Yann Guichard / Spindrift 2
   

Temps partiels
Jules Verne
depuis Ouessant
Équateur
Cap Bonne
Espérance
Cap des
Aiguilles
Cap
Leeuwin
Tasmanie
Anti-
méridien
Cap
Horn
Équateur
Ouessant
2011/2012
Loïck Peyron
Banque Pop. V
5j 14h
55m 10s
11j 21h
48m 18s
11j 23h
49m 18s
17j 23h
57m 18s
20j 7h
11m 33s
22j 11h
34m 12s
30j 22h
18m 48s
38j 2h
45m 48s
45j 13h
42m 53s
2015/2016
Yann Guichard
Spindrift 2
4j 21h
45m(1)
11j 22h
4m 2s
12j
2m 2s
18j 11h
25m 2s
20j 4h
37m 2s
22j 7h
43m 2s
30j 4h
7m 2s
39j 13h
31m 2s
47j 10h
59m 02s
2016/2017
Francis Joyon
Idec Sport
5j 18h
59m
12j 19h
28m
12j 21h
22m
17j 6h
59m
18j 18h
31m
20j 7h
4m
26j 15h
45m
35j 4h
9m
40j 23h
30m 30s
2019
Yann Guichard
Spindrift 2
4j 19h
57m
12h 13h
2m
12j 14h
52m
abandon
(1) Après ajustement technique, le WSSRC a validé un temps légèrement supérieur à celui publié par l'équipe.

Temps partiels
hors Jules Verne

depuis Ouessant
Équateur
Cap Bonne
Espérance
Cap des
Aiguilles
Cap
Leeuwin
Tasmanie
Anti-
méridien
Cap
Horn
Équateur
Ouessant
2017
François Gabart
Macif
(solitaire)
5j 20h
45m
11j 20h
10m
11j 22h
20m
19j 14h
10m
21j 12h
23j 05h
08m
29j 03h
15m
36j 01h
30m
42j 16h
40m 35s
 
 
de Brest au sud-ouest de l'australie
les informations non sourcées proviennent de : www.spindrift-racing.com


05/04/18
  Rappel des épisodes précédents
 
Le trimaran géant Banque Populaire V, qui a inscrit son nom au palmarès du Trophée Jules Verne le 6 janvier 2012, a été cédé à Spindfrit Racing en 2013.

Rebaptisé Sprindrift 2, le trimaran a effectué, sous la houlette de Yann Guichard, un tour du monde dans le cadre du Trophée Jules Verne, en 47 jours, 14 heures, 47 minutes et 38 secondes, du 22 novembre 2015 au 8 janvier 2016, soit un temps supérieur de 2 jours, 1 heure, 4 minutes et 45 secondes à celui établi par Loïck Peyron en 2012. Il faut noter que Spindrift 2 a quasiment navigué bord à bord avec le trimaran Idec Sport skippé par Francis Joyon, qui n'accusait à Ouessant que 3 heures et 48 minutes de retard sur lui.

Francis Joyon s'est emparé du record, en 2017, à bord du trimaran Idec Sport, en 40 jours, 23 heures, 30 minutes et 30 secondes, avec seulement 5 équipiers à bord.

Au début de l'année 2018, Spindrift 2 s'est à nouveau engagé dans le challenge à deux reprises, sans même pouvoir franchir la ligne de départ, en raison des conditions météo peu propices à l'établissement d'un record, puis à la suite de son démâtage, à la sortie du goulet de Brest, entre la pointe de Saint Mathieu et Camaret.

05/04/18
  Yann Guichard ne renonce pas
 
L’équipe de Dona Bertarelli et de Yann Guichard poursuit sa quête du Trophée Jules Verne et sera en stand by dès l’automne prochain pour une nouvelle tentative avec Spindrift 2.

Le maxi trimaran Spindrift 2 sera donc une nouvelle fois au coeur de la saison sportive du team. Si l’hiver écoulé n’a pas répondu aux attentes du team après le démâtage du trimaran alors qu'il s'apprêtait à s'élancer sur une nouvelle tentative du Trophée Jules Verne, l’équipe garde l'envie d’en découdre avec ce tant convoité record du tour du monde. Yann Guichard a donc décidé de réarmer Spindrift 2 de son mât d’origine, raccourci de 6 mètres pour la Route du Rhum en 2014. C’est donc avec cet espar en carbone de 37,7 mètres que l’équipage s’élancera l’hiver prochain.

« Pour accompagner cette nouvelle saison, l’équipe Spindrift racing a le plaisir d’annoncer l’arrivée d’Ewen Le Clech, en tant que Boat Captain de Spindrift 2. Sa connaissance du bateau, puisqu’il a participé à sa conception et sa construction en 2008, font de lui un expert de confiance. Il reprendra une partie des missions gérées par Antoine Carraz, collaborateur clé de l’équipe Spindrift depuis ses débuts, récemment impliqué dans de nouveaux projets professionnels. Nous remercions également vivement Stéphane Guilbaud, avec lequel notre collaboration est arrivée à son terme. Nous sommes reconnaissants de son soutien, son investissement et son professionnalisme pendant ces 3 années au sein de l’écurie. Pour répondre aux nouvelles ambitions de Spindrift for Schools, Victoria Low, sera en charge du développement de nouveaux projets et programmes pédagogiques que nous présenterons prochainement » conclut Dona Bertarelli.

28/05/18
  Spindrift 2 a été réarmé avec son mât d'origine et remis à l'eau à Vannes

04/12/18
  La météo du stand-by
 
Spindrift 2 est en stand-by depuis le 5 novembre 2018. Jean-Yves Bernot, routeur, livre son analyse de la situation météo : « La situation est pour le moment bloquée par une circulation dépressionnaire venant des côtes américaines vers le nord de l’Europe. Ceci engendre de forts vents de sud-ouest à ouest qui privent toutes chances d’atteindre l’équateur dans des temps de course intéressants. A ceci s’ajoute une mer formée et de face, synonyme de casse-bateau. Nous sommes donc dans l’expectative d’une évolution de la météo et des conditions de navigation et espérons que les vents s’orientent bientôt dans les nord-ouest ou nord-est pour partir. »

07/12/18
  Yann Guichard : " La barre des 40 jours est attaquable "
 
Extraits d'une interview accordée par Yann Guichard à Ouest-France.

Depuis un an, qu’avez-vous modifié sur le bateau pour le rendre plus compétitif?
« Déjà on a remis le mât d’origine du bateau, celui qui était en place lors de Route du Rhum 2014, et qui avait été coupé pour cette occasion. Un mât plus court, haut de 38 m environ. On a fait, aussi un nouveau jeu de voiles qui soit également adapté au mât et à la navigation en équipage. On a fait deux transats en équipage, pour réapprendre à naviguer ensemble, établir et affiner nos polaires de vitesse. On a pu voir que le potentiel du bateau était toujours-là. On est, certes, un peu diminué en dessous de 15 à 18 nœuds de vent, mais dès qu’il y a plus de vent, le bateau va aussi vite, voire plus vite qu’avant, même avec un mât plus petit. »

Concrètement ça change quoi d’avoir un plus petit mât?
« C’est un handicap dans le petit temps, au près. Mais, j’espère que l’on ne fera pas trop de petit temps. Et, au portant VMG (vent arrière) aussi, c’est un peu plus difficile qu’avant. De toute façon, si l’on veut battre le record du tour du monde en moins de 40 jours, il ne faudra pas qu’il y ait trop souvent, moins de 15 nœuds de vent… Sinon, le bateau a toujours le potentiel pour battre le record, on l’a vu lors de nos deux transats d’entraînement, avec des moyennes au-dessus de 35 nœuds quand les conditions le permettent. »

Vous pensez qu’il est donc possible de faire mieux qu’Idec avec ce bateau?
« Oui, sinon on ne partirait pas. On a un excellent équipage aussi donc, maintenant, il faut une super-météo. Mais je suis confiant. On a aussi l’expérience, car c’est notre 3e tentative. Et pour moi, ce record est le plus beau record du monde en équipage. C’est un travail d’équipe, et ça reste une aventure de tourner autour de la planète. Et c’est clair qu’on est tous motivés et passionnés par ce challenge. »

Savez-vous jusqu’où vous pouvez descendre le record avec ce bateau-là?
« La barre des 40 jours est attaquable. Mais ce sera un sprint de 40 jours, et il ne faut pas avoir le moindre problème technique sinon c’est rédhibitoire. Et il faut aussi un enchaînement météo idéal entre les océans… ça fait beaucoup de « si » mais c’est ça qui rend cette tentative passionnante, car rien n’est écrit. »

11/12/18
  Spindrift 2 est amarré à Brest
Photos © Yannick Le Bris pour photos-de-navires.fr

13/01/19
  Spindrift 2 est passé en code Orange : départ mercredi ?

14/01/19
  Spindrift 2 est passé en code Vert : départ dans les 24 heures
 
Yann Guichard : « On est en stand-by depuis le 5 novembre et il n’y a eu aucune opportunité de partir pour le tour du monde : je n’ai jamais vu un hiver comme celui-là ! Là, on devrait franchir l’équateur après cinq jours environ : on risque de partir en avant d’un front, donc au près en bâbord, ce qui est un peu atypique. Car si on attend le passage du front, on pourrait se faire manger par l’anticyclone des Açores. On devrait ainsi quitter les pontons du port du Château dans l’après-midi de mardi pour rejoindre Ouessant et partir au cœur de la nuit, entre minuit et trois heures : on va affiner tout cela…

Il reste l’inconnu du Pot au Noir mais à cette période, c’est souvent pas mal et là, on voit que les alizés sont plutôt parallèles entre le Nord et le Sud. Et l’Atlantique Sud n’est pas bloqué. Mais à dix jours, les prévisions sont moins fiables. On espère être dans le bon timing pour attraper une dépression au large du Brésil. Il serait bien d’avoir une journée d’avance à l’entrée de l’Indien… océan que Francis Joyon avait traversé dans des temps records et il sera difficile de faire mieux.

Nous sommes douze à bord contre quatorze en 2015, mais on a aussi un mât plus petit. En dessous de vingt nœuds de vent, on est moins performant en VMG. Il nous faut donc des conditions un peu plus soutenues : les phases de transition risquent d’être un peu plus difficiles s’il faut faire du VMG. Sur le papier, le trimaran a au moins le potentiel du multicoque de Joyon, voire plus dans certaines conditions : avec une météo semblable à la sienne, nous sommes capables de battre le record. Maintenant, il faut que toutes les étoiles s’alignent…
»
 
 
La composition de l'équipage est confirmée : Yann Guichard, skipper; Erwan Israël, navigateur; Jacques Guichard, chef de quart / barreur-régleur; Christophe Espagnon, chef de quart / barreur-régleur; Xavier Revil, chef de quart / barreur-régleur; François Morvan, barreur-régleur; Thierry Chabagny, barreur-régleur; Sam Goodchild, barreur / numéro un; Erwan Le Roux, barreur-régleur; Duncan Späth, barreur-régleur; Benjamin Schwartz, barreur / numéro un; Jackson Bouttell, barreur / numéro un.

Routeur à terre : Jean-Yves Bernot
 

 
 
Yann Guichard
skipper
 
Erwan Israël
navigateur
 
Jacques Guichard
chef de quart / barreur-régleur
         
 
 
Christophe Espagnon
chef de quart / barreur-régleur
 
Xavier Revil
chef de quart / barreur-régleur
 
François Morvan
barreur-régleur
         
 
 
Thierry Chabagny
barreur-régleur
 
Sam Goodchild
barreur / numéro 1
 
Erwan Le Roux
barreur-régleur
         
 
 
Duncan Späth
barreur-régleur
 
Benjamin Schwartz
barreur / numéro 1
 
Jackson Bouttell
barreur / numéro 1

15/01/19
  Conférence de presse sur le ponton

15/01/19
  Derniers préparatifs au port du Château
Photo © Yannick Le Bris pour photos-de-navires.fr

16/01/19
  Spindrift 2 a quitté le ponton à 8h30
 
Photos © Lenaïg L'Aot-Lombart

16/01/19
  Top départ
 
Le trimaran Spindrift 2 a franchi la ligne de départ du Trophée Jules Verne le mercredi 16 janvier 2019 à 11 heures, 47 minutes et 27 secondes TU (12h 47m 27s heure locale).

Le record à battre, d'une minute, a été établi le jeudi 26 janvier 2017, par Francis Joyon, à bord d'Idec Sport, en 40 jours, 23 heures, 30 minutes et 30 secondes.

Pour remporter le challenge, Spindrift 2 et son équipage devront donc avoir parcouru les 22 461 milles nautiques du parcours orthodromique avant le mardi 26 février 2019 à 11 heures, 16 minutes et 57 secondes TU (12h 16' 57" heure locale).

16/01/19
  Jusqu'à l'équateur, ça s'annonce bien
 
Yann Guichard : « Jusqu’à l’équateur, ça s’annonce bien ! Les alizés sont bien installés : on devrait mettre moins de cinq jours pour aller à l’équateur. Ensuite, il y a toujours des inconnues dans l’Atlantique Sud mais on espère atteindre l’Afrique du Sud autour de douze jours, douze jours et demi.

Ce tour du monde, c’est aussi un passage de saisons à vitesse grand « V » ! On part dans du Nord-Ouest avec du crachin, aux Canaries on sera dans l’alizé avec 30°C, à l’équateur il fera 40°C et trois jours après, on est dans les Quarantièmes, dans le Grand Sud avec trois semaines assez soutenues et fraîches. C’est un beau voyage…

Une des difficultés, c’est l’anticyclone de Sainte-Hélène dans l’Atlantique Sud qui parfois barre la route. Après, ce n’est pas un problème de faire le grand tour s’il y a du vent parce que les bateaux actuels vont vite. Mais le Grand Sud, c’est tout de même au minimum quinze jours de grand froid et d’humidité ! Ce sont aussi des paysages magiques, des endroits incroyables à vivre en équipage…

On est un peu plus léger que la dernière fois et c’est aussi pour cela que nous ne sommes que douze. Potentiellement, en-dessous de vingt nœuds, nous avons un très léger déficit, mais au-dessus Spindrift 2 est plus rapide qu’avant ! On peut tenir des moyennes supérieures à 35 nœuds si la mer reste maniable…
»
 

17/01/19
  Une bien belle fenêtre
 
Après 20 heures de mer, les douze hommes du maxi noir et or naviguent au large des côtes portugaises. D’entrée, Ils sont rapidement allés chercher un flux de nord-ouest d’une vingtaine de nœuds qui les accompagne encore ce jeudi matin. Ils ont fait l’intérieur du DST du Cap Finisterre et ont déjà 131 milles d’avance sur le tableau de marche de Francis Joyon.

En moins de 20 heures, ils ont avalé 604 milles. Le skipper morbihannais avait bien dit que jusqu’à l’équateur qu’ils espèrent franchir d’ici lundi prochain c’est-à-dire en moins de cinq jours-, les conditions étaient presque parfaites. Pour le moment, ils sont bien dans le rythme. A 17 heures ce jeudi, ils avaient toujours 133 milles d’avance. Mais ça ne fait que commencer.

Source : letelegramme.fr

Yann Guichard sur Twitter : « Erwan à la navigation. Plusieurs empannages prévus pour rester dans le couloir de vent. Canary Islands demain matin ! »

Bilan du jour 1 : distance s/ 24h : 719 mn - moyenne 30 nds - avance : 152.8 mn - reste à parcourir : 21747 mn
 

18/01/19
  Les Canaries
 
Yann Guichard : « On arrive aux Canaries, on va être en vue de Ténériffe d’ici quelques minutes.

Tout va bien. Le début a été sportif avec du rythme car il y a eu pas mal d’empannages à faire. Là on va passer dans les îles pour garder la pression car au large il n’y a pas trop d’air. C’est vrai que cela fait beaucoup de manœuvres mais sinon tout va bien.

L’alizé est super instable. On a navigué entre 18 et 28 nœuds et ce matin on a moins d’air. Ça avance bien mais c’est assez éprouvant car ce n’est vraiment pas régulier en intensité et très variable. En ce moment ça oscille entre 18 et 23 nœuds.

Tout le monde est bien dans le rythme et prend ses marques. C’est parti vite et on va arriver vite à l’équateur.

On n’a pas vraiment regardé le temps, on est concentré aujourd’hui sur les Canaries mais ça peut faire une ETA le 21 au matin. Après il y a le pot-au-noir à passer, il n’a pas l’air très actif mais il est quand même assez large, on peut y perdre quelques heures.

Les prochaines 12h, il y aura pas mal d’empannages pour parer les îles. On va passer entre Ténériffe et La Palma et ensuite, un dernier empannage dans l’ouest des Canaries et après c’est tout droit jusqu’au pot-au-noir.

Dur à dire si on peut battre ou non notre propre record de l’équateur. Il faut déjà que l’on sorte de ces îles et demain on pourra voir les temps.assage des Canaries! Encore 2/3 gybe au programme puis route directe vers le Cap Vert
»

Bilan du jour 2 : distance s/ 24h : 604.7 mn - moyenne : 25.2 nds - avance : 113 mn - reste à parcourir : 21142.60 mn
 

19/01/19
  Point météo
 
Jean-Yves Bernot, routeur à terre : « La situation météo est agréable : l’anticyclone Atlantique est solide au sud des Açores. Les alizés sont installés dès la ltitude de Madère : 20-25 kt de secteur Nord- Nord Est. Quelques grains pour agrémenter le paysage. Il devrait en être ainsi pour les 2 ou 3 prochains jours.

La trajectoire au portant serait toute simple s’il ne trainait des « cailloux » sur la route : Islas Salavagens, petit Archipel perdu entre Madère et Canaries qui a imposé un empannage cette nuit.

Dans le milieu de la journée, Spindrift traversera le nord des Canaries en jouant avec les iles au nom de vacances : Tenerife, La Palma, Gomera, Hierro. Pour les marins, on parlera aussi de gestion des dévents et renforcements au voisinage de ces iles élevées.

Ce soir, empannage puis route vers l’équateur via les Iles du Cap Vert dans l’alizé bien établi.

Pour le moment, “so far, so good” : Spindrift est toujours en avance sur le temps d’Idec…
»

Bilan du jour 3 : distance s/ 24h : 654.5 mn - moyenne : 27.3 nds - avance : 208.9 mn - reste à parcourir : 20524 mn
 

20/01/19
  Îles du Cap Vert
 
Tweet de Yann Guichard : « Il commence à faire chaud dans la cabane! Passage entre les îles du Cap Vert vers 17h45. (heure Française) »

Tweet de Thierry Chabagny : « Ça monte et ça descend... Pleine balle vers le sud et les températures deviennent plus qu’acceptables. L’eau dépasse les 20 degrés maintenant. A la barre on se réhabitue à la bête... Toujours sensible malgré sa taille, concentration de rigueur. Bref, tout roule à bord de Spindrift 2. »

Tweet de Yann Guichard : « Au petit matin par 9 Nord. Route plein Sud, ETA équateur demain fin de matinée! »

Bilan du jour 4 : distance s/ 24h : 747.1 mn - moyenne : 31.1 nds - avance : 223.4 mn - reste à parcourir : 19822.3 mn
 

20/01/19
  Équateur
 
En franchissant la latitude 0° N/S, le lundi 21 janvier 2019 à 7 heures et 45 minutes (TU), après 4 jours, 19 heures et 57 minutes de navigation depuis Ouessant, Yann Guichard et ses onze équipiers ont fait leur entrée dans l'hémisphère sud.

À ce stade, Spindrift 2 compte 23 heures et 2 minutes d'avance sur Idec Sport, son concurrent virtuel

Yann Guichard améliore son propre record WSSRC de l'atlantique Nord, sur la distance Ouessant / Équateur, de 1 heure et 48 minutes.
 

21/01/19
  Le Pot au Noir
 
Yann Guichard : « On a commencé à rentrer dans le Pot au Noir vers 2° Nord : il n’était pas très actif, ce qui ne nous a pas facilité sa traversée avec très peu de brise… Même les grains n’étaient pas très ventés. C’était surtout sympa d’avoir la pleine lune au passage de l’équateur : nous avons même vu l’éclipse ! C’était magnifique pendant une bonne heure… Tout le monde a pris le rythme et la modification de la casquette est vraiment un bonus : on est nettement plus à l’abri. La descente jusqu’à l’équateur n’a pas été une route simple : il a fallu enchaîner les empannages et passer au travers des archipels des Canaries et du Cap-Vert. On a eu une mer assez difficile avant ces deux groupes d’îles.

On doit sortir complétement du Pot au Noir vers 2° Sud, et ensuite, nous allons devoir faire le grand tour de l’anticyclone de Sainte-Hélène qui se reforme dans l’Est : nous allons devoir faire du Sud pendant un bout de temps jusqu’au 37°Sud avant de tourner à gauche vers l’océan Indien. Cela nous rallonge la route, surtout que nous devrons traverser une zone de petit temps dans trois jours. Mais ensuite, nous toucherons du vent de Nord-Ouest favorable. Ce sera finalement une descente assez lente… mais nous devrions toujours être un peu en avance par rapport à Francis Joyon et son équipage au passage du cap des Aiguilles. »

Jean-Yves Bernot, routeur à terre : « Spindrift devrait en avoir fini avec le pot au noir dans l’après-midi du 21. Le pot au noir s’est montré raisonnable : le " trou de souris " entrevu dès les Iles du Cap Vert ne s’est pas refermé. Encore quelques grains vers 1° S avant de toucher les alizés de sud-est, bien installés pour 15-20 kt. Ils sont accompagnés d’une mer jeune, nerveuse, 2 à 2,5 m qui se fait sentir à ces allures de bon plein.

Ce sera le tarif jusque 20° S atteint Mercredi prochain. Ensuite, on parle de Sainte-Hélène, l’anticyclone bien sûr. C’est l’été dans l’Océan australe, et l’anticyclone prend ses aises jusque 35 S. Il n’y a guère d’autre choix que de descendre jusque 40 S en se faisant discret pour éviter d’éventuelles extensions sans vent vers la côte d’Amérique du sud. C’est ainsi que se fâchent les anticyclones : en engluant les bateaux à voile dans des calmes exaspérants…
»

Bilan du jour 5 : distance s/ 24h : 514.1 mn - moyenne : 21.4 nds - avance : 212.90 mn - reste à parcourir : 19326.6 mn
 

22/01/19
  Désirs d'avenir
 
Yann Guichard et l’équipage de « Spindrift » sont entrés dans l’Atlantique Sud lundi après seulement 4 jours et 19 heures de mer : un nouveau record. Ce mardi matin, ils progressent vers le Cap Bonne Espérance (à 2 900 milles des étraves du maxi noir et or) à 25 nœuds de moyenne dans un vent d’est d’une douzaine de nœuds. Ils possèdent 414 milles d’avance sur le temps de référence de Francis Joyon. Après une petite séance bricolage pour un winch récalcitrant, François Morvan et Sam Goodchild ont repris les réglages pour faire avancer la «bête».

Il faut, avant de passer dans les mers du sud, franchir l’anticyclone de Sainte-Hélène. Ce mardi matin, les douze hommes sont au large des côtes brésiliennes et a priori l’anticyclone n’a pas l’air très méchant et surtout semble se décaler vers l’est en leur ouvrant une jolie porte pour foncer vers le cap de Bonne Espérance. Une bonne nouvelle pour ceux qui savent devoir arriver dans les mers du sud avec un maximum d’avance sur son concurrent virtuel. En effet, Francis Joyon et l’équipage d’« Idec » avaient connu des conditions idéales ou presque pour franchir l’Indien et le Pacifique… Affaire à suivre.

Source : letelegramme.fr

Bilan du jour 6 : distance s/ 24h : 566.4 mn - moyenne : 23.6 nds - avance : 491.2 mn - reste à parcourir : 18891.6 mn
 

23/01/19
  Objectif Bonne Espérance
 
Le prochain objectif est désormais la pointe de l’Afrique du Sud : Francis Joyon et son équipage avait franchi la longitude du cap des Aiguilles après 12j 21h 22' de mer. Or avec 23h 02’ d’avance sur ce premier tronçon, Yann Guichard et ses hommes peuvent espérer conserver une petite demie journée d’avance avant d’entamer l’océan Indien.

Le même trimaran alors sous les couleurs de Banque Populaire en 2012, avait mis un tout petit peu moins de douze jours depuis Ouessant (11j 23h 50’). Il reste environ 3 200 milles à Spindrift 2 pour atteindre cette longitude : le trimaran noir et or a déjà aligné 26 nœuds de moyenne depuis son départ de Ouessant, soit plus de 620 milles par jour, traversée du Pot au Noir incluse !

Bilan du jour 7 : distance s/ 24h : 622.4 mn - moyenne : 25.9 nds - avance : 545.5 mn - reste à parcourir : 18438.3 mn
 

24/01/19
  Après le pain blanc...
 
Les choses semblent devoir se compliquer pour Spindrift 2, dans les prochaines 48 heures, avec le franchissement relativement délicat d'une zone anticyclonique, tant en ce qui concerne la force du vent, que son orientation. Le trimaran pourrait être obligé de tirer largement dans l'ouest, jusqu'à la longitude 34° W, pour trouver une porte de sortie en direction des 40e rugissants.

Faute d'informations précises de la part de la team, nous devons nous contenter d'un routage amateur, à prendre avec de très grosses de pincettes, qui donne un franchissement du cap de Bonne Espérance le 29 janvier 2019, vers 6h TU. soit dans un temps légèrement inférieur à celui d'Idec Sport.

Message de Yann Guichard 6h25 TU : « Good morning ! Encore et toujours plein Sud. Journée éprouvante devant nous avec peu ou pas de vent... On en profite bien de ces magnifiques lumières du matin ! »

Bilan du jour 8 : distance s/ 24h : 448.1 mn - moyenne : 18.7 nds - avance : 409.2 mn - reste à parcourir : 18051.6 mn
 

25/01/19
  Le piège de Sainte Hélène
 
La nuit a été très difficile pour Spindrit 2, qui est resté relativement englué dans la zone anticyclonique de Sainte Hélène, mais dont la route a surtout été contrariée par l'orientation du vent. À l'heure ou j'écris ces lignes, il est positionné à 33° S et 32° 35' W, à 440 mn, à l'ouest de la route suivie par Idec Sport en 2016 et à 580 mn de l'orthodromie. Le trimaran ne compte plus que 195 mn d'avance.

En fin d'après midi, il devrait pouvoir mettre un peu d'est dans sa trajectoire, puis, vers 0h TU, franchement "tourner à gauche", en direction de la longiture du cap de Bonne Espérance.

Messages de Yann Guichard :
- le 24/01 à 18h45 TU : « Sous les grains au près... Le Sud se fait attendre ! »
- le 25/01 à 10h00 TU : « Changement d’ambiance ! 25 nds, reaching face à la mer pour les prochaines 6h. Humide...»

Bilan du jour 9 : distance s/ 24h : 429.6 mn - moyenne : 17.9 nds - avance : 136.4 mn - reste à parcourir : 17824.4 mn
 

26/01/19
  Virage à gauche
 
La transition entre les calmes anticycloniques et le flux de Nord-ouest, généré par une dépression en provenance de l'Amérique Latine, s'est achevée dans la nuit. Spindrift 2 est entré dans les 40e rugissants et fait actuellement route au 107, à la vitesse instantanée de 30 noeuds.

A 8h30 TU, le trimaran géant était positionné à 2080 milles nautiques de la longitude du cap de Bonne Espérance. L'équation est simple : pour faire jeu égal avec Idec Sport, il devrait parcourir 693 milles nautiques par jour, performance qui est largement à sa portée.

Bilan du jour 10 : distance s/ 24h : 544.9 mn - moyenne : 22.7 nds - avance : 277.2 mn - reste à parcourir : 17303.8 mn
 

27/01/19
  Empannage
 
Spindrift 2 a empanné à 9h15 TU, cap plein sud, pour échapper au vent arrière qui le menacait. A 12h15 TU, il reprenait son cap au 90/95, en direction de Bonne Espérance.
Précipitation ou circonstances météo locales ? Seul Yann Guichard peut le le dire.

A 7h TU, il se trouvait à 1450 mn de Bonne Esperance, cap au 100, vent de NW de 28 nds, vitesse 31 nds, hauteur de vagues 3 m.

Yann Guichard et ses équipiers ont réalisé une très belle journée de glisse, dans un vent de NW, enregistrant 823.50 mn au compteur soit une moyenne horaire de 34.30 nds. Mais Francis Joyon n'a pas dit sont dernier mot : il a entamé son fantastisque sprint de 9 jours, à partir du Jour 12...

Bilan du jour 11 : distance s/ 24h : 823.5 mn - moyenne : 34.3 nds - avance : 393.6 mn - reste à parcourir : 16621.2 mn
 

28/01/19
  À l'approche de Bonne Espérance
 
La préoccupation du moment, à bord, est probablement le franchissement de la longitude du cap de Bonne Espérance. Le choix de la bonne latitude est important, en ce qui concerne la performance, mais également au niveau de la sécurité des hommes et du bateau, en raison de la présence éventuelle de glaces dérivantes. En 2016, Francis Joyon avait doublé le cap à 45° de latitude sud, en se faufilant entre des dangers potentiels.

A 9h TU, le trimaran, alors distant de 480 mn du cap de Bonne Espérance, à empanné, pour faire cap au 178, pratiquement plein sud. Nouvel empannage à 11h20 TU, cap au 106, vitesse 30 nds dans un vent de NW de 20 nds.

Message de Yann Guichard : « La grisaille du Sud ! Petit gybe pour se recaler dans la pression. Tout va bien à bord. Prochain Cap en approche. »

Bilan du jour 12 : distance s/ 24h : 755.1 mn - moyenne : 31.5 nds - avance : 350 mn - reste à parcourir : 16020.9 mn
 

29/01/19
  Cap de Bonne Espérance & cap des Aiguilles
 
Messages de Spindrift Racing sur Twitter :

Cap de Bonne Espérance
: " Spindrift 2 crossed the longitude of the Cape of Good Hope, the first of the three major capes in the #JulesVerneTrophy at 00:50 UTC after 12 days 13 hours and 08 minutes. "

Mes calculs donnent : 12 jours, 13 heures et 2 minutes, avance sur Idec Sport : 6 heures et 25 minutes

Cap des Aiguilles : " End of the South Atlantic and the start of the Indian Ocean for Spindrift 2! @yannguichard and his crew crossed the longitude of Cape Agulhas today at 02:40am UTC. USHANT - CAPE AGULHAS: 12 Days 14 Hours 58 Minutes. "

Mes calculs donnent : 12 jours, 14 heures et 52 minutes, avance sur Idec Sport : 6 heures et 27 minutes
 

29/01/19
  Yann Guichard au cap des Aiguilles
 
Yann Guichard : « On a dû faire un grand détour pour contourner l’anticyclone de Sainte-Hélène : il a fallu attendre le 40° Sud avant de commencer à tourner à gauche ! C’était assez extrême, mais nous n’avions aucune possibilité de « couper le fromage » : il a fallu prendre notre mal en patience surtout que nous avons eu un vent de travers avec une mer de face pas facile à négocier… Depuis trois jours, on allonge la foulée dans la bonne direction et cela fait du bien au moral : on vient de passer le cap de Bonne-Espérance et on reste dans les objectifs que nous nous étions fixés.

Il fait jour depuis deux heures et on sent bien qu’on est dans l’océan Indien ! On va bientôt passer le 50° Sud et il fait gris avec une mer à 2°C… Mais avec des albatros qui nous accompagnent : c’est magnifique ! On a donc de bonnes conditions pour aller vite vers les Kerguelen qu’on laissera dans notre Nord puisqu’on risque de descendre jusqu’au 53-54° Sud. Mais on va aussi avoir des icebergs devant nous à partir de mercredi : il va falloir veiller au radar et aux lunettes à infra-rouges. Cela s’annonce un peu tendu… On devrait longer l’anticyclone en se faisant propulser par les dépressions australes : c’est plutôt bien jusqu’aux Kerguelen, mais après, on va avoir plusieurs empannages à effectuer ce qui nous ralentira un peu. On devrait toutefois traverser assez vite cet océan Indien sans perdre trop de temps, en espérant ne pas être en retard à l’entrée du Pacifique, au Sud de la Tasmanie.
»

Bilan du jour 13 : distance s/ 24h : 815.2 mn - moyenne : 34 nds - avance : 359.1 mn - reste à parcourir : 15262.3 mn
 

30/01/19
  Indian Tonic en perspective
 
Yann Guichard accentue sa descente vers le sud, tout en restant dans un flux de nord-ouest de 26 noeuds qui lui assure une vitesse instantanée de plus de 34 nds.
Il a annoncé envisager de passer au sud des Kerguelen et de tutoyer la latitude 54° sud, malgré la présence de glaces dérivantes, alors que Francis Joyon s'était contenté de rester autour de 50° sud. Raccourcir la route est une chose, mais gare aux mauvaises rencontres.

Message de Yann Guichard : « Mettre les gants avant d’aller barrer, tout un challenge bonne humeur sur le pont de Spindrift2. »

Bilan du jour 14 : distance s/ 24h : 837.6 mn - moyenne : 34.9 nds - avance : 357.8 mn - reste à parcourir : 14472.4 mn
 

31/01/19
  Îles Kerguelen
 
Messages de Yann Guichard :
30/01/19 : « Il fait presque beau dans le grand Sud ! Passage des Kerguelen demain en matinée. »
30/01/19 : « La mer à 2° qui t’arrive dessus à 35nds. C’est quand même un peu froid ! »
31/01/19 : « 2 gybes aujourd’hui pour rester dans la pression ! Tout va bien à bord, vigilance max pour les icebergs. Encore 1 à 2 nuits stressantes. »

Spindrift 2 a dépassé la longitude de la pointe ouest des îles Kerguelen à 6h30 TU. Il naviguait par 53° sud à la vitesse instantannée de 35.7 noeuds, dans un vent d'ouest de 27 noeuds et une hauteur de vagues de 4 mètres. Son avance sur Idec Sport se montait à 302 milles nautiques.

Bilan du jour 15 : distance s/ 24h : 775.3 mn - moyenne : 32.3 nds - avance : 285.1 mn - reste à parcourir : 13824.1 mn
 

01/02/19
  De 54° 28' à 48° 36' sud
 
Message de Yann Guichard : « Mer courte et creuse depuis cette nuit ! Vivement l’océan Pacifique. »

Le bilan du jour 16 en ferait rêver plus d'un : 805 mn parcourus en 24h, moyenne 33.6 nds ! Mais c'est l'arbre qui cache la forêt, car les empannages coutent très cher en terme de restant à parcourir. À la clôture de cette journée, Spindrift 2 ne s'est rapproché de l'objectif que de 402 milles nautiques.

Bilan du jour 16 : distance s/ 24h : 805.4 mn - moyenne : 33.6 nds - avance : 29.5 mn - reste à parcourir : 13422 mn
 

01/02/19
  Abandon de Yann Guichard à la suite d'une avarie
 
Communiqué de Spindrift Racing : A 16h06 UTC, Yann Guichard, skipper de Spindrift 2, actuellement en tentative de record sur le Trophée Jules Verne a prévenu son équipe à terre d’un problème sur le safran tribord. Il fait actuellement nuit à bord mais l’équipage tente d’analyser le problème. Le bateau navigue à 15 noeuds dans l’océan Indien à 1200 milles du cap Leeuwin.

Yann Guichard : « Ce problème technique nous contraint malheureusement à arrêter cette tentative de record du Trophée Jules Verne. C'est évidemment une déception pour tout l'équipage. Nous nous dirigeons vers la côte sud-est de l'Australie que nous devrions atteindre d'ici 4 jours. »
 

Avances / retards de Spindrift 2 - 2019 / Idec Sport - 2016/2017 (milles nautiques / jour)

Cartographie de la tentative de Yann Guichard / Spindrift 2 en 2019
Carte Trophée Jules Verne tentative Guichard 2019